Réflexions actuelles
C’est ainsi que je nomme notre oasis pour toujours.
Ce, bien avant d’en parcourir tous les sens et la voir.
De découvrir les rives de cet ilôt de vies dans le noir.
D’en contempler avec amour les temples de l’espoir.
Songer à sa destruction est une illusion sans contour.
Croire en la nôtre trace de l’Histoire ligne et pourtour.
C’est vrai que d’une claque j’ai mis un terme à ta si courte vie.
Je t’ai âprement cherchée, guettée et difficilement débusquée.
Humain quoi qu’il en coûte, le serais-je ?
Une vie sage sans visage, le voudrais-je ?
Résister à mes démons, le pourrais-je ?
Continuer à vous aimer, le devrais-je ?
Mourir et sourire en paix, le saurais-je ?
Ces ”aryennes” tendances de la médecine contemporaine “permissive” ont profondément transformé la face et la silhouette de l’humanité.
Autrefois exclusivement réservée à l’impératrice, la césarienne est devenue monnaie aussi courante que l’avortement « sans risque ».
Né d’une cyclope et d’un ogre, le bambin avait trois yeux dont l’un bleu.
Voyait-il des “choses” invisibles à nous autres nains des cîmes ?
Il était une fois un monde nauséabond, couvert de mares et cages d’acier rouillé où ne subsistait plus de la beauté qu’un minuscule pré.
Il était si petit que les racines des arbres devaient, sans céder à la panique, attendre chacune “l’heureux tour” pour puiser la lointaine eau propre.
Distiller l’humour peut sembler aisé mais s’en amuser n’est pas une mince affaire.
Le cordon bleu en sait quelque chose dans sa cuisine, déguster n’est pas savourer.
Et sous l’empire du plaisir, on crie plus souvent “encore !” que “je t’aime, mon cas cher”.
Votre temps est précieux, aussi vous dois-je de l’épargner, vous distraire autant que faire se peut sans à aucun moment en abuser.
Non par complaisance ni goût du mystère, simplement parce que c’en est vraisemblablement fini de l’ère des ”cocos ricos” désabusés.
“Mes tresses ! Au secours ! On m’a volé mes tresses !” … s’écriait en courant le plus brillant élève de notre célèbre école talmudique. C’est qu’en l’occurrence, dans mes souvenirs de cette époque, l’accessoire constituait en fait le principal.
Je l’avais observé franchement en dissimulant mon amusement sous un rictus de circonstance, évidemment horrifié.
Il s’était arrêté en freinant des 4 fers devant la cellule de l’unique suspect soupçonnable, un galiléen alors entièrement absorbé à son ouvrage qu’il caressait d’une expression qui était devenue coutumière parmi les rangs, “l’art d’additionner la nullité”.
12ème pleine lune de l’an de grâce 2045.
J’ai 80 ans demain, mais je ne fêterais pas cet anniversaire comme à l’accoutumée, sans elle.
Arrivé en avance au spatiodrome, j’observe tendrement l’aterrissage de la navette que pilote ma fille.
Elle m’a fait promettre d’apporter ce fameux manuscrit, ce grimoire que j’ai toujours conservé à l’abri de la curiosité des regards.
Il y a de cela si longtemps, je l’avais intitulé “l’attente à Sion“, en mémoire aux tragédies causées par les décisions criminelles des “vainqueurs de 1945″.
Plus un monologue intime qu’une nouvelle à publier un jour, ce qu’elle ne fut jamais d’ailleurs…
Juste mon histoire dans un pays musulman mis sur la “liste de la conquête sioniste”.
Juste le combat acharné d’un laïque décharné contre les démons possédant les âmes de nos “maîtres” de l’époque…
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."