Réflexions actuelles
L’orphelin combattait encore pour assurer sa subsistance sans mendier ni rien voler.
Pas comme Fouad, de l’association “Terre des hommes“, qui ne ratait pas ses hôtes.
Où qu’il ait “travaillé”, “on” s’arrangeait toujours pour le presser comme un fruit mûr.
Et pourtant, il avait su conserver son légendaire sens de l’humour, amer, ineffable.
Sa dernière trouvaille en matière d’auto-dérision, le “cocktail exhaustic” gratuit.
Il nous l’avait servi à brûle pourpoint pour se gausser à chaud de sa patronne.
Elle avait l’art d’insister pour ne payer ses heures supplémentaires qu’en nature.
Mais, nous dit-il, qui voudrait d’une femme avide aussi mate que mâture ?
Pour le punir de sa réticence, elle le priva de son solde de tout compte.
Et c’est ainsi, qu’encore une fois, il avait rejoint sa chambre bredouille.
Sans rien à se mettre sous la dent ni sous celles de sa locatrice harpie.
Combien d’argent faut-il avoir pour tuer en soi toute pitié ou aimance ?
Y a t-il un seuil au delà duquel le rire ne s’accompagne plus de pardon ?
Notre gang le parraine désormais, tous frais payés rubis sur l’ongle.
Tous ses patrons, matrones et abuseurs sont consignés sur la liste.
Un immense tableau noir saturé des noms des commissionneurs.
Qui laissent le soin aux autres de faire leurs commissions.
Tout en sachant d’avance qu’ils trahiront leurs promesses.
Qui sont toujours partant(e)s pour un faux témoignage.
La nuit des courts marteaux n’est plus si loin.
La fiesta de la trépanation in vivo arrive !
On s’en frotte les mains d’impatience.
Quelle curée ce sera de ne pas aimer !
Le temps d’une nuit à commémorer.
Celle de la vengeance des justes.
Au nom de l’Art, osons !
Au nom de La Raison !
A l’abordage !
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."
kalimate
13 novembre 2009 à 10:23
“Avoir le coeur sur la main”, coeur généreux ou Fouad tout court.
Quoi de plus normal que de “le presser comme un fruit mûr” jusqu’à ce qu’il se vide de tout son sang. Tel est “son” choix: vivre et donner même ce qu’il ne possède pas… erreur fatale.
Yuggy, tu me sembles trépident de bonheur, enfant terrible, en attente de ce qui serait la vengeance des “justes” comme si tu ignorais que tout est relatif.
Silence des bois d’une âme qui perd son feu en attendant “l’éclat” d’une étincelle.
yugurta
13 novembre 2009 à 11:10
Silence coupable, mutisme menteur, habillez notre lâcheté car la honte est froide et la fièvre stérile en cette “pire éthique” à laquelle nous adhérons en déposant nos larmes au lieu de déterrer nos armes.
Signé : Le pyrétique anti-inflammatoire.
kalimate
13 novembre 2009 à 11:17
Pourquoi pas antibiotique ou même corticoïde autant que tu es :)))
excellente journée petit génie sans cocon…
excellente initiative que d’enterrer la hache de guerre.
Inyoureyes1
26 novembre 2009 à 2:54
“Anti-inflammatoire” interpelle ma dent de sagesse, cette abrutie. “Armes” parle à mes incisives, mes griffes, mon poing et mes bottes pointues. On les déterre quand, ces dagues ? J’essaie de trouver des ceintures explosives dans la foulée.
IyE, la grosse Bertha.
yugurta
26 novembre 2009 à 10:33
IyE, Le Clan a inventé in extremis le “Mode Glisse” qui consiste à rester tranquilles à manger du pop corn tandis que les engeances co-sanguines se délitent comme une dent pourrie. Donc, le menu est à la liesse, sauce paresse, le temps d’accumuler les énergies suffisantes à une réforme radicale de l’humanité… Dont tu fais bien heureusement partie intégrante tellement on t’aime dans le coin !
Inyoureyes1
26 novembre 2009 à 11:02
Oh ! Voilà qui me transporte d’aise. Je fais comme chez moi ici, alors !
Ravie de te redécouvrir. Je suis une inconditionnelle, maintenant.
IyE… Enfant de Don Quichotte, ou Ségolène Royal, c’est vous qui voyez.
T’es à la vanille ou au nougat, au fait ?
yugurta
26 novembre 2009 à 11:16
Ô fée, personne n’osa jusqu’alors me soumettre à cette question de goût ! Disons que je suis tantôt un yugurt à nanas pur lucre et, sinon, je me contente d’être ce yugurt à l’amende pris en flagrant délit d’autoroute à contre sens.
Signé : le don qui shoote ses goals à l’haleine royale