Réflexions actuelles
Sans bas ni haut, la saga de la baie noire ne s’acheva qu’à l’aube, alimentant l’auberge pour longtemps.
En lieu et place des bisons disparus, le chasseur traquait tout ce qui bougeait pour ensuite le dépecer.
Et ce jour fut ô combien faste, somptueux de providence, en cette fraîche offrande marchant sur pieds.
Toute une famille fuyant, comme celles qui l’ont précédé, les aléas soudains de la vie en communauté.
La prise fut aisée, les supplications interminables, les cris d’horreur vite étouffés par le vif de sa lame.
Chairs, viandes, que serait-il sans vous puisqu’à l’évidence tout refuse fermement de pousser ici bas ?
Sans états d’âme, il les débarrassait de leurs haillons en commençant par le haut qu’il tâtait avec soin.
Bien lui en prit cette fois ci encore, la vieille dissimulait un collier de perles sauvages dans sa doublure.
Les autres furent illico expédiés nus au vestiaire où trônaient le matériel lourd, hachettes et enclumes.
Cette baie lui a toujours été providentielle, à croire que, résignés, les fuyards s’abandonnaient à la mer.
Dans le noir, la cueillette vire immanquement au jeu d’enfant tellement le premier cri les tétanise tous.
C’est ce qu’il avait sans cesse affirmé depuis ma propre capture, un soir de désespérance et d’errance.
Je n’avais pas connu le sort alimentaire des autres car, par chance, j’étais bien trop squelettique.
Mais, ce soir, j’ai participé d’abord à la battue puis sur l’étal de l’abattoir et dans la baignoire.
Oui, c’est vrai, tous les deux, on ne se nourrit pas seulement l’esprit d’humanité …
Qui l’aurait cru ? En arriver à se féliciter en bavant de la grandiose décadence !
Ce n’est finalement pas autre chose qu’une affaire de texture et de goût.
L’occasion se présenta d’en faire le constat à défaut d’autre recours.
Et, pour ainsi dire, les bons coeurs se révèlent des mets de choix.
Comme ce Don qui chuta en brassant le bas ventre de son valet !
Les amers, on les repère sans peine à leur vanité aigre douce.
A peine comestibles, ils auront été inutiles jusqu’au bout.
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."
MG
30 novembre 2009 à 23:24
Encore si s’était un festival de Canne et bal des vampires, on serait dans la fiction des goinfrés qui qui remplissent autant leur panses que leurs poubelles de denrées excédentaires. Là c’est la battue de survie, l’auto sacrifice, le mouton qui fait sa fête en s’égorgeant pour obéir au dieu de la disette. La faim justifie les moyens et prône sa propre morale. Tuer pour soi et mourir pour l’autre, la loi qui fait resplendir la jungle; tant que la jungle persiste…Autrement, il ne resteras pour les vains culs que le nouveau sacré : le cannibalisme.
yugurta
30 novembre 2009 à 23:55
MG, qu’y a t-il de pire qu’un coeur qui lâche ?
Un coeur vaincu qui se fâche et quémande ?
Le choeur des larmes d’adieu aux attaches ?
Ou leur absence, faute d’assez de “temps” ?
Tocsin ou mâtines, la faim nous commande…
kalimate
1 décembre 2009 à 18:28
Estime-toi heureux d’avoir tant d’amis qui t’aiment et ne te lâchent pas yuggy” the precious”
Un coeur qu’on a vaut mieux qu’un coeur à mer…
yugurta
2 décembre 2009 à 11:35
Kali “la prof’ éthique” qui m’annonce que je finirais dans une vitrine comme ces bijoux de famille placés au mont de piété, je préférerais, douce amie, les arrières boutiques où tout se passe sans étalage !
Message à ces ami(e)s fantômatiquement sensibles : restez dans l’ombre du mât car j’ai largement outrepassé toutes les lignes rouges que je ne reconnais pas, danger “high voltage” ! Et merci pour ces tendances suicidaires qui vous mènent jusqu’à moi…
Loula
4 décembre 2009 à 20:25
Mwah
Vains : informations, photos, carte, vue satellite
28 décembre 2009 à 19:03
[...] (Manche)BeaucoudrayBeauvoir (Manche) Liens connexes : Les vains coeurs - Yugurta.net5 réponses à “Les vains coeurs”. MG 30 novembre 2009 à 23:24. Encore si s’était un festival [...]