Réflexions actuelles
Ces ”aryennes” tendances de la médecine contemporaine “permissive” ont profondément transformé la face et la silhouette de l’humanité.
Autrefois exclusivement réservée à l’impératrice, la césarienne est devenue monnaie aussi courante que l’avortement « sans risque ».
Ainsi, rien de plus normal aujourd’hui que le refus affiché par les nouvelles mères d’endurer les affres d’une naissance naturelle.
Chaque nouveau né est devenu un césar en puissance, passé, sans décompression parentéro-vaginale, de la matrice aquatique de sa mère directement à la pression de l’atmosphère, comme si un plongeur remontait à la surface en 5 mns de - 500 mètres de profondeur.
A l’identique, la circoncision a emboîté le pas et se pratique le plus souvent en plaçant de trop jeunes enfants sous anesthésie générale.
Plus question de souffrir, la sensation de douleur est à bannir, abolie est la soumission de l’humain aux lois de la nature, exit l’Empire de La Mort.
Mal au crâne ? L’aspirine n’est pas faite pour les chiens.
Mal aux dents ? Nul besoin de faire preuve de patience ou d’invoquer Le Ciel.
Même le mal d’aimer trouve son exutoire en une panoplie d’artifices parodiant le sentiment, inadmissible dorénavant de se lamenter à cause de son ou sa compagne, qui n’a d’autre prérogative que d’alimenter le bien être ou de laisser la place à de meilleur(e)s servant(e)s.
Jusqu’en 2008, c’est-à-dire avant de boire la tasse, le consensus occidental a fait des milliards d’émules épicuriens s’extasiant sans retenue autour des feux de «jouissance» du camp de l’amour.
Ourdie et organisée par des experts du spectacle, l’orgie planétaire, The Global Orgy en version originale, laisse le plus grand nombre les genoux sur le carreau.
Le symbole de l’année 2009 est revendiqué par le nœud coulant sur fond de cabine téléphonique.
A présent, il s’agit de redécouvrir les vrais plaisirs, simples à en abuser, ces moments indépendants de tout pouvoir d’achat ou de consommation sur commande.
Réapprendre à faire la fête en respectant « le rituel de l’attente », expression d’essence Kalinienne qui nous indique le mode d’emploi du sourire sous la tente.
J’envie ces enfants jouant dans la rue africaine, gesticulant autour d’un ballon-baudruche, leur joie n’est pas hypothéquée par la nouvelle Barbie noire ou le dernier jeu vidéo.
Ils et elles conservent leur latitude au bonheur naturel.
Les autres ont déjà trop vécu avant même de grandir.
Leur destin est de rester petits, dominés par la peur.
Quêter sans cesse le neuf en guise de renouveau, brandir l’éphémère en étendard de l’envie, est-ce une vie ?
Mères ! Vous, la source et le souffle, comment pouvez vous accepter d’être coupables de la mort de l’amour ?
Vous seriez les premières à en pâtir tandis que nous, vos fils, serions les derniers à en souffrir.
Si la médecine venait à s’affaisser en suivant la chute de l’empire, lesquelles d’entre vous pourraient y survivre, la citadine bio-rebelle ou la campagnarde insoumise ?
A celles là, je porte un toast, je lève mon verre et je chante : « soyez belles ou non, je saurais louer vos cheveux en grappes et votre regard en baie ! ».
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."
kalimate
23 octobre 2009 à 11:52
La médecine irradie le mal physique et lui substitue le malaise, le mal de vivre, la douleur psychique qui est plus tenace, rebelle, insoumise à toute loi, à toute science. Sous le poids des insatisfactions, le moi culpabilise, témoigne d’une perturbation sous l’excès d’une stimulation libidinale inassouvie.
Se contenter de petits plaisirs de la vie et de s’en contenter n’est pas propre de l’humain d’aujourd’hui.
Merci pour le clin d’oeil Yugurtha.
zemblog
23 octobre 2009 à 12:34
Autrement dit, plus de désert à traverser pour l’accomplissement de notre être essentiel et tant pis pour les nostalgiques qui rêvent encore de vivre la grande passion de leur vie, à l’œuvre de toutes les mythologies et dans tous les récits…à tel point qu’un sentiment qui n’a pas la couleur rouge-sang n’est pas identifié comme de l’amour.
La santé est à vendre ou à laisser. Bizarre cette époque où la douleur est devenue synonyme de disfonctionnement…
Moi je dis que le jour où l’on arrivera à s’enfoncer un suppot sans le sentir passer je dirai que l’entubage à l’échelle planétaire aura été réussi et l’on ne sentira plus de la joie de vivre que ce que l’on pourra bien en acheter…quoique, j’aime bien les poupées barbies ; elle portent sur leur visage les stigmates du bonheur éternel…sans doute juste parce qu’on a jamais pensé à les équiper d’anus, ce qui est bien dommage pour ken qui tout comme l’homme de demain est eunuque…
(ps:prière sucrer mon premier comm et le remplacer par çuiçi)
yugurta
23 octobre 2009 à 16:07
Kali, s’amuser à outrance c’est commencer son repas par le dessert… Ensuite, être contraint de finir par la salade qui, même en l’assaisonnant de canelle, reste un hors d’oeuvre.
Kb, aciduler la douleur c’est couper nos racines préhistoriques et nous condamner à soupeser l’amour à l’aûne de la joie, nouveau poison quoi qu’antique venin, Zeus te le dira “les grandes réjouissances annoncent toujours les drames les plus profonds”… Jalousie de l’assistance invisible ?
MG
24 octobre 2009 à 0:08
On achète même la douleur pour qu’elle se taise!
également les vaccins, les antibiotiques, le viagra et le préservatif,le contraceptif…pour payer ensuite la procréation assistée, la césarienne et le reste, la liste est longue
et plus le progrès progresse, plus on sait comment nous faire consommer d’avantage et toujours plus cher, la césarienne passera pour une mutilation prohibée par loi quand sera instaurée la gestation in-vitro!
Dans les temps qui courent, nos bourreaux veulent vacciner toute la planète contre un virus loin d’être aussi virulent que leur cynisme consumériste !
Bientôt si on refuse de se plier à leur commerce, ils sont capables d’infester mortellement notre eau potable pour nous amener par la contrainte à consommer de leurs vaccins!
Ces saccageurs de la planète réussissent à tout vendre même la peur et la mort!
yugurta
24 octobre 2009 à 10:55
MG, le sens prodigué en tes mots me donne la certitude que le complot mercantile des scientistes sans conscience est éventé, que je ne suis pas seul à combattre ces criminel(le)s.
Ta vision coïncide avec une réalité trés proche que seul(e)s des esprits avertis et honnêtes peuvent imaginer éviter.
La fille est la clef du futur, dommage que toutes les mères n’adhèrent pas au postulat qui voudrait enterrer la guerre des sexes pour cultiver l’entente et la survie.