Votre temps est précieux, aussi vous dois-je de l’épargner, vous distraire autant que faire se peut sans à aucun moment en abuser.

Non par complaisance ni goût du mystère, simplement parce que c’en est vraisemblablement fini de l’ère des ”cocos ricos” désabusés.

La raison commande un retour au sens de l’économie, cette parcimonie que respectaient les ascendants dont nous sommes né(e)s.

Ainsi, dans la plus pure tradition d’essence humaine, vais-je vous confier qu’au lieu de vous causer une migraine avec des mots tels que…

 ” Abandonnés sur place, côtes de maille et plumages afriolants sont pourtant dédaignés par leurs successeurs coquelicots, quoi qu’éphémères mais bien plus sages et costauds. L’écho du vent leur suffit, armes et bagages sont de trop, toutes pétales dehors, pour un jour, ils rougissent en écoutant le soleil trahir les escapades de la bise et des nuées. L’astre incandescent leur confie ses secrets en rayons de lumière qui échappent à tout disque ou CD, ces objets fétiches qui affectionnent de continuellement tourner en rond dans un carré…”,

dorénavant, je serais bref.

D’ici, j’appelle de tous mes voeux à la convalescence du “fisc’ alité”, je m’escrime en silence à la face de l’intelligence que nous, bouffons, ne sommes pas des nullités, que nous saurons répartir nos richesses, repartir à zéro.

Je lui chante mon meilleur air, ma plus belle nature et ces couleurs qui dessinent la rétine sans esquisser cette détestable tétine qui nous a mené où nous sommes, à l’orée de la plus fantastique décharge de tous les temps.

Esquiverons nous plus longtemps ou n’est-ce plus la peine d’y croire  ?

Même s’il fait encore noir, c’est à nous de voir.

Oublier les crimes et semer l’espoir.

Nos descendant(e)s en jugeront.

Et telle sera notre victoire.