Réflexions actuelles
Votre temps est précieux, aussi vous dois-je de l’épargner, vous distraire autant que faire se peut sans à aucun moment en abuser.
Non par complaisance ni goût du mystère, simplement parce que c’en est vraisemblablement fini de l’ère des ”cocos ricos” désabusés.
La raison commande un retour au sens de l’économie, cette parcimonie que respectaient les ascendants dont nous sommes né(e)s.
Ainsi, dans la plus pure tradition d’essence humaine, vais-je vous confier qu’au lieu de vous causer une migraine avec des mots tels que…
” Abandonnés sur place, côtes de maille et plumages afriolants sont pourtant dédaignés par leurs successeurs coquelicots, quoi qu’éphémères mais bien plus sages et costauds. L’écho du vent leur suffit, armes et bagages sont de trop, toutes pétales dehors, pour un jour, ils rougissent en écoutant le soleil trahir les escapades de la bise et des nuées. L’astre incandescent leur confie ses secrets en rayons de lumière qui échappent à tout disque ou CD, ces objets fétiches qui affectionnent de continuellement tourner en rond dans un carré…”,
dorénavant, je serais bref.
D’ici, j’appelle de tous mes voeux à la convalescence du “fisc’ alité”, je m’escrime en silence à la face de l’intelligence que nous, bouffons, ne sommes pas des nullités, que nous saurons répartir nos richesses, repartir à zéro.
Je lui chante mon meilleur air, ma plus belle nature et ces couleurs qui dessinent la rétine sans esquisser cette détestable tétine qui nous a mené où nous sommes, à l’orée de la plus fantastique décharge de tous les temps.
Esquiverons nous plus longtemps ou n’est-ce plus la peine d’y croire ?
Même s’il fait encore noir, c’est à nous de voir.
Oublier les crimes et semer l’espoir.
Nos descendant(e)s en jugeront.
Et telle sera notre victoire.
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."
MG
13 septembre 2009 à 22:07
Établi que nous perdons de plus en plus de l’intelligence de nos aïeuls, notre temps nous semble précieux alors que nous le sacrifions sur l’autel de l’imbécilité , nous le tuons par peur de l’ennui qui pourrait nous frapper si jamais le CD cesse tourner ou la TV arrête de clignoter. Nous zappons l’intelligence à la recherche d’artifices susceptibles de camoufler notre platitude.
Tout ce qui est éphémère n’est pas dérisoire et n’est pas coquelicot qui veut. La seconde vaut son pesant d’or, le big bang en quelques seconde initia l’éternité. A ce propos les épis dorés sont esseulés et déplorent le rouge coquelicot que nous avons banni à coups de pesticides selon notre écho logique.
Si les aïeuls sont trahis, yugurta sème l’espoir et le blé avec les graines de coquelicot en préconisant de nettoyer, même dans le noir, la décharge ordurière accumulée par nos soins peu soigneux pour un lendemain moins sombre ou notre progéniture pourra apprécier un champs doré brodé de rouge éclatant.
yugurta
14 septembre 2009 à 0:12
MG, même si la corvée d’essuyer les taches devait prendre 1000 ans, ce ne serait pas un temps mort et la “justesse” voudrait que les balayeurs soient les ex-pollueurs, à supposer qu’ils l’acceptent de bon gré car les y forcer cause à l’évidence plus de mal que de bien…
Le voeu reste néanmoins biaisé tant notre impuissance s’impose en écho à notre pénitente requête, les lois de la matière s’opposent à l’évacuation dans l’espace stellaire tout en prohibant l’incinération et l’enfouissement, tous deux manières imbéciles de recevoir autrement le boomerang tel un retour chaotique de manivelle…
Et puis, toi, tu ne l’as pas oublié, il faudra rendre à la terre ce qui lui appartient, les barons de l’industrie le savent aussi.
Quelques ilôts au parfum d’eden les attendent déjà, ils y rejoignent leurs alter ego de la “VEmpirologie”, insoucieux du sort des peuples voués à la décharge.
kalimate
14 septembre 2009 à 1:03
N’est pas qui veut Yugurta!
Mon ami et valeureux samurai, laisse de côté la parcimonie, la mesure et l’économie et pour cause, tu choisis mal ton moment: L’ère de la parade, la démesure, l’orgie verbale commence , Dieu seul sait quand ces miasmes prendront fin.
laisse courir, laisse exposer.
Ramadane Kareem.
yugurta
14 septembre 2009 à 1:14
Kali, mes meilleurs voeux d’avance si Dieu décide de nous accorder vie jusqu’au jour béni de cette Grandiose Fête des Nations de l’Islam.
Mes choix quant au moment d’édition de mes humbles billets reflètent ma furieuse détermination à participer à ce que j’appelle “Le mouvement de l’évitement” dont l’ambition se résume à alerter non à manipuler.
Nul besoin de léviter pour apprécier la déliquescence des moeurs et des propos, il suffit d’en méditer les conséquences “prévisibles”.
Je refuse que mes enfants vivent dans un monde poubelle, je leur souhaite une existence plus belle que celles dont nous jouissons.
Nul combat ne semble plus légitime ou gratifiant au samuraï marocain qui laisse déjà de “curieux” lapins courir et creuser leur terrier dans “son” pré aux lutins.
mitra
14 septembre 2009 à 17:29
La villa donnait sur la mer caspienne. Ma soeur en allant faire son jogging matinal nous a dit que la plage était devenue une vraie poubelle. Pourtant ces villa étaient situées dans un bloc privé où “l’étranger” ne devait pas s’y promener. Les gardiens n’ont sans doute pas pu résister aux bakchich.
Un jour avec elle, on a eu la folle idée d’aller les ramasser. De bouteille en bouteille, nous avons trouvé des seringues et papier hygiénique, couche de bébé, bouteille vide de l’eau enfermant une série de petits escargots sans doute ramassé par un petit garçon ou petite fille !
Devant l’ampleur de la tâche, nous nous sommes résignés.
yugurta
14 septembre 2009 à 21:57
Mitra, je suis navré que la Perse ait été exclue du sommet des Etats riverains de cette mer à l’agonie témoin de bien des civilisations… Ingratitude matricide de peuples oublieux de l’Histoire, fange qui mange peu à peu ce qui nous reste de lucidité par excès de consommation d’oeufs d’esturgeon.
On pourrait surnommer cela “La revanche du caviar, un cas cher de disparition d’espèce non protégée”.