Distiller l’humour peut sembler aisé mais s’en amuser n’est pas une mince affaire.

Le cordon bleu en sait quelque chose dans sa cuisine, déguster n’est pas savourer.

Et sous l’empire du plaisir, on crie plus souvent “encore !” que “je t’aime, mon cas cher”.

“Lama nu et gorille ne rient pas”, me dirent-ils, tout au plus le premier saurait cracher.

“Nounours en peluche n’aime pas”, me dirent-elles, “c’est juste la tirelire de nos amours“.

Sans parler des accessoires aux dimensions pharaoniques, par défaut, nécessaires atours.

L’on se moque, entre autres, facilement des apparences qui habillent les différences.

Nos joies malsaines, toutes dents dehors, s’hérissent dans l’intimité des consciences.

Et souvent seul un bouffon peut nous guérir avec sa médecine des fausses sciences.

Avant la fosse, rire à gorge déployée, en silence, en levant son verre de thé à la vie.

Face à soi, l’âme à nu, s’aimer de toute sa force et relever de la mort tous les défis.

Ici, je vous confie que pas même un cyclone de clowns ne remuerait ce cirque amer. 

Autant tenter de convaincre les grains de cette plage de se lever pour rejoindre la mer.

En cette occasion sacrée de fête en La Maison de l’Islam, Yugurta vous souhaite la joie.

Que vous partagiez ou non sa Foi, Loué Soit Allah comme il se doit.

Et que longtemps encore vivent Notre Nation et Notre Roi !

Les marocain(e)s, on les aime ou on les quitte.

Epique, de leur épopée est né un rite.

Il se nomme Islam, “paix des braves”.

Tous mes voeux à ce Maroc suave.