Réflexions actuelles
Manifestement, pour atteindre ses objectifs, se croiser les doigts ne suffit plus.
Etre le meilleur vendeur au monde, tel avait été mon “voeu” au sorcier préféré de ma cousine “super stickeuse” qui m’avait littéralement traîné vers cette échoppe lugubre, soi disant pour lever “le mauvais sort qui empêchait notre mariage”…
En tous cas celui là, il a été “exaucé” en moins de 2 et, pour ne rien gâcher, je suis resté célibataire !
Les “autres”, mes “collègues”, pour ne pas changer, n’y comprennent rien.
Non convaincus par mon argumentation autour de ma “méthode”, je sens bien la tension croissante et leur comportement suspicieux.
Peu m’importe, l’essentiel c’est de mener la course et non d’y participer seulement.
Mes client potentiels étant particulièrement superstitieux, 2 Vendredis 13 en moins de 30 jours, ça c’est une aubaine pour mon chiffre d’affaires !
Je vous avoue que je ne croyais guère aux fétiches avant ma visite à ce conseiller occulte.
Mais là, vraisemblablement, je tiens le bon bout de l’histoire.
Rien ni personne ne semble capable de résister à mon soudain et ravageur pouvoir de séduction.
Mon patron me l’a encore répété la veille en m’invitant obséquieusement à un “couscous en famille”.
“Si si, j’insiste… Ma fille tient absolument à ce que je vous présente… Sa mère aussi d’ailleurs…! “.
A la décharge du “pèrépoux”, il me faut vous dire qu’il vient tout juste de licencier 80 % de sa force de vente, tous et toutes chefs de famille, et que seuls mes “miracles commerciaux” sauvent encore sa boîte du redressement judiciaire.
Par anticipation “professionnelle”, je me préparais mentalement à draguer les femelles du Clan en veillant à ne pas sous estimer leur intelligence démoniaque.
Globalement, poliment imprimé, je me représentais La Fille en quelques mots :” I had already 2 face bouc and now I must also face mouc…”
Et dire qu’il y a encore quelques mois, les salons s’illuminaient de tronches enthousiastes des pronostics d’inflation généralisée et autorisée.
C’était “tant pis” pour la pomme du prolétaire, roturier de son Tiers Etat, qui allait à la “casse” en Prison sans passer par la “Caisse” au départ.
Maintenant que les prix étaient pourtant en chute libre, liquider les stocks s’annonçait pourtant impossible en l’absence de débouchés.
Heureusement, je vends des médicaments de luxe dont mes clients ne peuvent se dispenser sous peine de conséquences plus graves que “l’extinction de voix”.
J’étais donc à l’abri du Syndrome de “la peau de chagrin” même si j’avais vendu mon âme en bonne et dûe forme.
Vous me dites, je l’entends distinctement d’ici, que ça pue le charognard ?
Négatif ! Pire que cela… Cherchez du côté de nos cousins vampires !
Les vautours, corbeaux, hyènes, chacals et consorts sont en effet injustement accusé(e)s de se nourrir de charognes.
En période d’abondance, ils et elles préfèrent se grouper pour chasser de la chair fraîche et imaginez vous que ce sont les vieux lions qui se retrouvent obligés de leur voler entre les pattes pour dérober le premier morceau venu.
Quant à moi, mes proies sont juteuses tant qu’elles restent en vie, façon de parler lorsqu’on voit leur état déplorable et la misérable qualité de leur existence de “momies-mortifiées et fortifées”.
Et je ne fais pas la fine bouche quand il s’agit de séduire un prescriteur, médecin, chirurgien ou pharmacien, surtout quand il s’agit de placer mes boîtes de psychotropes et anti-dépresseurs.
Doté d’un “budget promotion” conséquent, tous les 400 coups sont permis et ce ne sont pas les excuses qui manquent, conférence par ci, séminaire par là, inaugurations toujours, voilà ton cadeau mon amour…
Qui ne connaît pas cette chanson ?
La suite est classée “Secret Defense”.
Tellement que, s’inspirant d’un cocktail habile mixant la “mante” et “la mygale”, l’une de mes ultimes collègues, la moins torride mais la plus vicieuse, s’est “amusée” à appliquer l’une de mes ficelles, soutirée sur le divan de mon bureau un jour de fête religieuse.
Pendant quelques jours, dans les salles d’attentes avant chaque visite, elle répéta intérieurement le nombre magique.
Si “bien” qu’elle a fini par se jeter de son appartement sans pyjama ni laisser de mot expliquant son acte.
Je la savais désespérée à ce point mais l’écouter gémir sa longue liste d’emprunts “incompressibles” ne faisait pas partie de mes projets de bon samaritain.
A sa façon, elle a échappé à la charette des condamnés, tondu(e)s, au chômage sans allocation.
Heureusement que j’ai refusé de lui consentir un prêt ce jour là, prétextant de la chute des cours et d’une soi disante “perte considérable”…
En réalité, je ne savais plus où cacher le trésor de guerre accumulé en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire.
Une telle opulence devait être tue, je la camouflais donc sous une extrême avarice, qui, comble de l’ironie, plaisait à mes victimes.
A l’origine de ma prudence, l’affaiblissement progressif de nos “amis” historiques conjugué à l’arrogance croissante de nos “belligérants” traditionnels ne prêtait guère à confusion.
Mon canari “Confucius” me le serine à chaque petit déjeûner… ” Kiii Kiiii Kiiiii ?…”
L’âne de mon fermier de voisin lui rétorque immanquablement … ” I Raaan I Raaan “… Paraîtrait qu’il voit le diable passer…
Mais c’est le chant du coq qui a toujours le dernier mot pour réveiller le soleil, astre rayonnant de ses promesses de gains rapides et sûrs.
C’est pas tout ça… L’heure d’aller séduire la “tribu de mon boss” approche.
Qu’est ce que je pourrais bien leur vendre ?
Ma notoire absence de scrupules ?
Ils en ont en excédent.
Ma convoitise stimulée ?
A ce que j’en sais d’après l’historique du père, c’est une longue tradition familiale…
A l’évidence, il est plutôt question de perpétuer l’héritage cannibale par une paternité génétiquement orientée.
Je finis vite fait mes comptes….
Ce vieux Crésus peut aller se rhabiller…
Comment ? C’est déjà fait depuis une éternité ? Ah Bon !
Depuis que je porte sur moi “le talisman “, ma fortune a augmenté vertigineusement…
Rien de mieux, finalement, qu’une bonne crise des monkeys pour se faire du bon money !
Et quoi qu’il advienne, la bourse de mes “nantis malades” se portera à merveille tant il s’agira de fuir la douleur et la mort.
Bien sûr, Vous aurez crompris que tout ce canular n’est qu’une fiction…
Qu’on ne peut “décemment” renier son “serment d’hypocrite” avec une telle impunité !
Même si je m’y suis cru à en humer le fûmet du couscous à la viande boucanée et aux pois chiches.
Mais votre fidèle pigiste ne connaît rien de mieux que la promesse d’un bon repas et de sauces rieuses pour s’extraire du long silence et de la léthargie au sein desquels il jouait seul au “Clash cash”.
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."
dima
10 mars 2009 à 22:00
C’est vrai que pigiste rime avec aubergiste et la soif est aisément atténuée chez toi. Le ton soul du lecteur ne risque meme pas d’atténuer la portée de son commentaire si commentaire il y a. C’est sur aussi que l’appréciation n’est pas absente mais ce qui est surtout présent se résume en deux requetes : l’adresse du sorcier préféré de ta cousine et si possible quelques psychotropes pour chasser le vague à l’ame… sioux pelé ?
Merci pour la vraie-fausse fiction…
dima
11 mars 2009 à 17:00
Pourtant, j’aimais bien le profil de fadette
yugurta
11 mars 2009 à 23:43
Dima, c’est la première fois que je supprime un commentaire.
D’autant que j’en suis, à ton instar, friand et que l’auteure est approuvée ici sans modération…
Simplement que ce qui peut froisser autrui n’est pas admis ici.
kalimate
12 mars 2009 à 9:30
Je ne fais qu’emprunter ces jours-ci alors que mon mage me conseil prudence par les temps qui courent.. la crise et autres.
alors que notre véritable Crise n’est pas nécessairement financière ni économique, une crise d’identité et d’appartenance, une crise des valeurs, une crise d’éthique et d’esthétique, une … la liste et bien longue et je n’ai ni le temps ni l’envie de faire la morale…
Avec l’âge (et bien d’autre paramètres notamment une bonne éducation) on apprend à mesurer, à tolérer, à respecter la différence… il ya des gens qui ont des choses intelligentes à dire mais ,ironie du sort, ils se taisent.
saluons la femme, saluons la différence, saluons l’accueil, saluons la cruauté (puisqu’elle vous inspire…).
enfin saluons la liberté de l’expression …
saluons la bêtise…oui pourquoi pas,et pour cause, elle est contagieuse…(là je n’ai pas peur de recevoir des Souliers… il parait qu’on n’est pas habitué au port des souliers et on a tendance et les enlever , ils peuvent aussi nous servir de moyens de défense ou d’expression lorsque les arguments nous font défaut).
saluons encore une fois yugurta et le retour de l’inspiration. Beau texte!
Cogito
12 mars 2009 à 11:29
ça faisait longtemps que je susi pas passé par là, un régal ! je dois prendre le temps de ratrapper mon retard sur les derniers billets ….
kb
12 mars 2009 à 14:41
Franchement Yug !…nous mettre ainsi l’eau à la bouche pour avorter le fumet sur une pulp fiction où l’on te croyait prêt à te faire père mère et fille (le chien l’a échappé belle, n’aimant pas le couscous il a préféré la poubelle des voisins)
Mais bon du moment que la fiction arrive à t’arracher aux seins d’une réelle léthargie le clash est encore loin
Et ça me permet d’en téter encore un coup…même à la sauvette
En bon prince motus et mine de rien, j’appellerai cela l’effet « kalimates »
kb…cash air
yugurta
12 mars 2009 à 16:29
Dima, Kalimates, Cogito, Kb, bande de joyeux lurons !
G T sur le point d’imploser à force d’inspirations sans sas de décompression.
Dommage que je ne prenne aucune note et que ces billets s’écrivent d’un seul jet.
Je vous aurais gratifié(e) de ce que vous méritiez vraiment !
Je ne renonce pas, ce sera pour bientôt i7tina Rabi.
Vraiment envie de Vous faire ce plaisir…. Si Si !
dima
12 mars 2009 à 17:08
“Crise n’est pas nécessairement financière ni économique, une crise d’identité et d’appartenance, une crise des valeurs, une crise d’éthique et d’esthétique”
C’est vrai kalimate, c’est vrai. D’autant plus que le fait de concaténer la lettre “s” à ton pluriel et riche pseudo est un exemple flagrant de la crise d’esthétique
J’ose espérer que mes congénéres virtuels, joyeux lurons aimant gambader dans ton pré et ailleurs, sauront etre plus esthétes que cela.
dima…Quand le singulier est déjà pluriel
MG
13 mars 2009 à 0:08
S’il est donné à quelqu’un de vendre quelque chose, peu importe, n’importe laquelle, c’est bien sa chance qu’est sa malice qui le comble n’en déplaise à la futile marchandise qui lui sert sans être utile. Vendre c’est d’abord soutirer avant de satisfaire, avoir sans nécessairement donner. L’illusion a aussi son prix qui satisfait le vendeur mais aussi l’acheteur du vent qui achète pour être, dépenser pour exister. Acheter n’est pas nécessairement acquérir puisqu’en peut acheter le silence, l’impunité, le pouvoir et même le crime. Le commerce qui fut d’abord relationnel et échange devient un instrument implacable entre les mains qui savent vendre à ceux qui achètent sans savoir.
Vendre c’est tout simplement faire acheter, pas nécessairement une marchandise car à défaut tout peut se vendre : le rêve, la liberté, le soleil, la sécurité…Bref la vie n’est plus un don de la nature mais un privilège pour ceux qui savent vendre et ceux qui peuvent acheter!
yugurta
13 mars 2009 à 16:22
MG, tu me remets en mémoire le dicton hébreu de jadis : “Ne jamais acheter ce qui est à vendre et quand on veut vendre quelque chose, dire que c’est déjà vendu…”.
Kb nous a annoncé un scoop avec son ” cash air”…
Toi, tu nous expliques la “Cash Ere” : y a money, toi bon bwana… y en a pas, toi juste monkey !
L’équivalent chez nous de “li ma3andou flouss, klamou massouss”…
Mais rassure toi, on travaille d’arrache pied pour restaurer le “Troc Âge”…. Do Do Système (donnant donnant).
Comme ça, tout le monde créera sa propre richesse ou paresse…
A + Merci pour ta précieuse visite.
Perséphone
14 mars 2009 à 13:20
Aimable vendeur fou! J’en ai redemandé et j’ai reçu! Délectable! Talisman en mains, je pourrai poursuivre le refrain et ainsi agrémenter ta lancée cependant sur mon propre chemin. Au plaisir, toi que j’entends!
le mythe
14 mars 2009 à 22:54
Et dire que je me faisais une joie de m’imaginer parmi les invités du couscous famille
A mon âge on est plus porté par le plaisir gastronomique
Que Dieu pardonne ta feinte fictive
tagdite
15 mars 2009 à 6:42
L’ARGENT
Il peut acheter une maison
Mais pas un foyer.
Il peut acheter un lit
Mais pas le sommeil.
Il peut acheter une horloge
Mais pas le temps.
Il peut acheter un livre
Mais pas la connaissance.
Il peut acheter une position
Mais pas le respect.
Il peut payer le médecin
Mais pas la santé.
Il peut acheter du sang
Mais pas la vie.
Il peut acheter du sexe
Mais pas de l’amour.
yugurta
19 mars 2009 à 21:57
Le Mythe… Le couscous… toi et ton héros de fils le mangerez avec nous…En famille Incha Allah !
Tagdite, heureux de ta visite, il faut excuser ceux qui recherchent la propriété de métaux inoxidables…
La corrosion, la vieillesse, personne n’en veut !