02 Août 2007. 4 162 mètres sous l’Océan Arctique.

“Le soviétique” Arthur quitte le sous marin nucléaire russe “MIR 1″ pour ficher le drapeau “rouge” sur le fond.

Obnubilées par l’or noir, les 5 nations riveraines du Pôle Nord s’apprêtaient à briser le “tabou blanc” après avoir cartographié les gisements accessibles.

A l’appui de ces ambitions, manoeuvres militaires et démonstrations des forces navales venaient anticiper les revendications territoriales.

Sans fausse pudeur ni états d’âme, Russie, Norvège, Danemark, Canada et USA envisageaient purement et simplement de s’approprier Le Continent de Glace.

Le monde entier n’allait y voir que “du feu” puisqu’en dehors de l’été, les marées noires auraient été quasiment indétectables dans la pénombre.

“Presque” par hasard, leurs épopées respectives se sont effritées au rythme de la fonte des cours du brut.

Crise économique mondiale aidant, leurs projets se replièrent de concert vers leur cachet scientifique et Le Pôle recouvra sa paix immaculée.

A son insu, l’Humanité venait de faire l’économie de la “Guerre Arctique” initialisée par les litiges frontaliers entre ces Etats “Blancs”.

Leurs stratèges concentrèrent alors leurs modèles sur la nouvelle voie de circulation maritime ouverte par les Eaux libres longeant la banquise.

Les rares observateurs à crier à l’aubaine écologique déchantèrent vite.

Alors que Le Pakistan déclarait sa faillite, des Etats “notoirement” intouchables et inexpugnables lui emboîtèrent le pas sur la voie de l’aumône.

Embarassées par le mutisme religieux des idéologues de leur système de société, les banques centrales puisèrent dans leur bas de laine et fonds de tiroir à tour de bras.

 A l’approche de Noêl 2008, les prix des jouets étaient liquidés et les usines mettaient la clef sous le paillasson, privant les grandes surfaces de parents.

Involontairement à l’origine du “miracle ” qui épargna la virginité du Pôle, le retrait  en catimini du Capital Hébreu simultanément des principaux “Temples d’Amon” avait causé une récession globale éclair, porteuse des germes de tous les dangers pour l’environnement.

Désormais, les populations ne faisaient plus la fine bouche face aux subventions des Etats-Majors pour admettre sur leur territoire les sites de stockage de déchêts et matériaux hautement radio actifs.

Les chantres de l’Ecologie sombrèrent dans un marasme fiévreux lorsque Le Président Américain annonça la délocalisation hors des Etats “Unis” de 178 000 mètres cube d’outils et machines contaminées, initialement supposés être enfouis à Yucca Mountain, Nevada.

Il avança l’argument du Pentagone qui ne pouvait certifier le caractère inviolable d’un tel site à défaut d’une signalisation capable de résister à 10 000 années d’évolution, voire à un million d’années pour certains matériels extrêmement toxiques.

Des centaines d’études avaient donc consommé ces budgets colossaux pour aboutir à une seule recommandation : acquérir un territoire inhabité ou déserté par les groupes humains depuis la plus Haute Antiquité.

En pleine overdose d’amphétamines, ces génies vitaminés crurent avoir trouvé l’Eldo”radio”.

Un panorama nec plus ultra conjugué à un “no man’s land” incontestable… Au centre du Continent Africain.

Ils se dirent : …”anyway”, dans ce berceau des virus et moustiques foisonnant du désordre de La Vie, aucune âme ne pouvait survivre ! 

Alléchés par la promesse d’effacement des dettes publiques et privées de leur régime (outre un gros bonus et une villa en floride), les dignitaires noirs s’étaient engagés à ignorer l’effarement des ONG et à réprimer toute opposition de leur population.

De leur côté, ravagés par leur paranoïa communiste, leurs alter ego blancs du Conseil National de Sécurité US pactisèrent avec le même diable en avalisant un Traité secret de non agression mutuelle avec Pékin.

En vertu de ce “Pacific Agreement”, le PC Chinois obtenait la garantie “éternelle” que le véto américain serait opposé à toute décision “hostile” de l’OMC et de l’ONU, y compris en cas d’annexion de Taïwan ou de “vengeance” contre l’Empire Nippon.

Dans la foulée, Le Président Iranien, convié à un toast à huit clos, fut convaincu de se tenir prêt à trahir la Russie, à ratifier une Alliance avec l’Etat hébreu et à anéantir toute rébellion de l’Irak post retraite, Syrie, Turquie ou des monarchies pétrolières afin d’en faire de nouvelles provinces perses.

En réalité, face au “Péril Jaune”, cette stratégie des “New Boys” visait à manipuler Moscow pour qu’elle redéploie ses missiles “Iskander”, d’une portée de 500 Kms, vers les marches orientales de son empire… Juste le temps que l’OTAN prenne pied en Ukraine et Géorgie.

Aussi loin que possible de ces joutes mentales sans scrupule, les africain(e)s ne se doutaient guère que leur continent servirait de dot aux noces d’une masse de 2 milliards d’asiates que la récession sauvage et les catastrophes naturelles allaient mettre sur les routes de l’exode.

Comme convenu, Washington laissera faire tant que ce nouvel épisode de la “Longue Marche” ne louchera pas vers les Yankees et consorts.

Un alinéa au fameux Agreement stipulait que le réseau ferroviaire américain serait démantelé et offert gracieusement aux entreprises chinoises en cas de conquête de l’Afrique, à titre de dédommagement posthume pour les dizaines de milliers de “travailleurs” morts durant la pose des rails à travers les territoires indiens.

Dans les corridors du Congrés, quelques sénateurs aux visages blêmes de couardise murmuraient…” A chacun son tour, on l’a déjà la nôtre de Chinatown…”.

En son for intérieur, La Civilisation Occidentale respirait de soulagement en espèrant que 2009 n’aurait aucun lien de parenté avec 2008.

Mais comme “un malheur ne vient jamais seul”, une pandémie de mildiou ravagea l’essentiel des plantations de pommes de terre de la Chine puis du Canada avant de s’étendre au Continent Européen.

Sous la menace de la famine et encadrées par une titanesque logistique, les déferlantes d’un Tsunami humain se mirent en branle vers l’horizon occidental.

Alertés par la mort du “Père Noêl”, les Sages africains avaient mis clandestinement au point des défenses étranges.

Appelée “Main verte”, un cordon biologique fut déployé à une vitesse foudroyante autour du Kilimandjaro où les familles furent invitées à se réfugier.

Composée de millions d’espèces potentiellement agressives, cette main était sous le contrôle de la secte des “Dompteurs de Salomon”.

Ils avaient réussi l’exploit de convaincre Grands félins, Eléphants, Gorilles, Babouins, Reptiles, Araignées, Guêpes, Moustiques, Mouches Tsé Tsé et Fourmis rouges à s’attaquer à tout individu ne diffusant pas l’odeur spécifique distribuée à chaque africain(e) sous forme d’amulette.

L’autre dispositif, désigné par “Coeur Bleu”, avait un caractère manifestement offensif.

Le littoral de Dar Es Salam, point de débarquement supposé des envahisseurs, voyait l’afflux d’escadrons de guerrier(e)s provenant de tous les territoires africains, en camions, à dos de chameaux et à pied. La consigne étant de ne pas utiliser la voie aérienne, les convois et caravanes surveillaient l’horaire de passage des satellites espions.

De ces plages de sable aux allures de “fin de monde”, ils et elles assistèrent, médusé(e)s, au départ vers le large de l’armada marine, regroupée à l’initiative des Sages par les “Dresseurs de Saumons”. 

Ces derniers s’étaient offerts pour ravitailler en mer grands requins, marsouins, orques, espadons, dauphins, otaries, tortues géantes et raies manta vers une mission kamikaze.

Chacun emportait une charge explosive de forte puissance récupérées sur les mines anti personnel aux frontières Est et Ouest de l’Algérie et devait couler toute embarcation, jonque ou sampan, voguant sur l’Océan Indien.

Les autres poissons, conscients du sort réservé à leurs semblables en Mer de Chine, priaient pour le succés de leurs prédateurs, somme toute si civiques.

Sur Terre, l’Histoire du Continent retiendrait qu’aucun(e) combattant(e) valide ne s’était dérobé(e) à l’appel.

Les campements marocains servirent ces soirs là de plantureux couscous surmontés de méchouis succulents alors que les tams tams et tambours battaient la mesure aux danseurs zoulous.

Les tribus cannibales furent chargées de semer la panique durant les corps à corps.  Dans cette attente, on les autorisa à puiser leurs repas dans le réservoir des casques bleus et il leur fut demandé de creuser les tranchées et pièges.

Les espions ouzbeks avaient informé le QG africain que les premières vagues seraient des attaquants “civils” à peine armés.

Une fois reçue la confirmation du Dalaï Lama selon laquelle les tibétains seraient utilisés en tant que “chair à canon”, l’ordre fut lancé de rester terré(e)s et de laisser passer ces premières attaques sans trahir la présence des lignes de défense.

Sur la côte, tous et toutes savaient, qu’en cette guerre, l’Afrique n’avait les moyens que d’une seule bataille.

Convoitant les ressources naturelles du Continent et dans le souci de ménager son nouvel allié américain, l’Etat Major sino-indou avait exclu de ses choix tactiques tout recours aux arsenaux nucléaires et bactériologiques.

Lorsque l’écho du naufrage de “l’armada des déshérités” parvint à ces militaires aux yeux bridés, ils décidèrent de réorienter l’exode civil vers la Russie et d’attaquer l’Afrique d’abord par les airs.

Pour préparer le terrain au débarquement de l’infanterie, des milliers de missiles furent tirés depuis les chasseurs, bombardiers, porte avions, croiseurs et sous marins.

Certains réussirent à franchir le ”Bouclier Electro-magnétique Momentané” déployé par le carré des Maîtres Amazighs de l’Occulte.

Heureusement, ils ne transportaient que des ogives conventionnelles et se perdirent dans le décor sans blesser personne.

Coup de pouce divin ou hasard du climat, un violent cyclone causa la déroute des flottes ennemies qui se replièrent à l’abri de la Mer d’Andaman.

En inondant pendant des décennies l’Afrique de copies d’AK 47 à 100 $ pièce, la Chine avait estimé déstabiliser le continent, en préambule à des colonisations d’envergure supposées ne rencontrer qu’une faible résistance.

Rompant un silence radio plus lourd que le soleil de plomb, l’Afrique du Sud a été avertie de s’apprêter à intercepter toute tentative de franchissement du Cap Horn.

En moins de 24 heures, la France se retira de sa base à Djibouti sous la crainte de représailles pour sa neutralité complice.

Curieusement, les contingents de marines, y compris “diplomatiques”, avaient déserté le continent dés les premières attaques.

Les flibustiers somaliens et les feddayins d’Al Qaïda furent portés en triomphe pour leurs exploits en mer.

Durant la fête, on chercha en vain les “magiciens scientifiques”… Comme évaporés, on disait qu’ils s’en étaient retournés vers leur Santuaire de l’Anti Atlas.

En signe de reconnaissance aux espèces alliées, chasse et pêche furent prohibées pendant quarante lunes.

Comprenant enfin leur force, les africains immigrés en Europe prirent le chemin du retour, selon la même méthode mais avec le sourire cette fois ci.

Les Banques centrales fusionnèrent et commencèrent à frapper une monnaie unique, l’AFR, du nom de l’African Federal Reserve.

Pour services rendus par ses Sages, l’Empire Chérifien fut restauré sur Le Trône de l’Afrique.

Il expédia aussitôt ses combattants aguerris en aide à la Russie dont la résistance stoïque semblait fléchir sous les coups de boutoirs des nouveaux huns menés par le descendant d’Attila. 

Le Parti encore au pouvoir en chine se disloquait sous la honte de la défaite en Afrique et les mauvaises nouvelles parvenant du front Sibérien.

Leur Trésor public à présent vidé des 700 milliards de $ de fonds souverains censés relancer leur économie, les chinois traînaient à présent une dette gigantesque dûe à l’effort de guerre, compte non tenu des immenses indemnités et réparations que les Etats Unis d’Afrique allaient nécessairement exiger.

Le Jet privé qui emportait les chefs d’état fêlons qui avaient acquiescé au stockage des déchêts fut descendu en flammes au dessus du Libéria.

Les antennes de la base de l’Africom servirent à diffuser la Déclaration d’Indépendance de l’Afrique …

Un appel au retour aux sources…

Le premier cri d’espoir de l’Humanité naissante …