Réflexions actuelles
” Qu’est ce que tu fais encore là à cette heure ci ? ” me tançaient ses moustaches narquoises de rat gris dont l’aura restait perceptible dans cette nuit sans lune.
” Tu m’as laissé sur ma faim hier avec ton Histoire des Cirques à la Shehrazade… Finis la une bonne fois pour toutes et crève… Ma terrasse a besoin d’un lifting et tous tes trous me bouchent cette perspective ! “
” Pas avant que tes pieds ne m’aient libéré le passage vers mon terrier…” me défia-t-il de ses minuscules yeux rougeâtres.
Faisant mine de me replonger dans ma contemplation de la voûte céleste pour transférer la négociation sur le terrain du chantage, ma ferme résolution s’effritait pourtant sous les coups de boutoirs de ma curiosité viscérale.
Une dernière tentative en “mode factice” avant de passer au “mode fromage”… ” Tu as vieilli mon gras ! Plus aucun trou hormis celui ci ne te laisse passer désormais… Quiconque t’en voudrait saurait où t’attendre… Si ce n’était notre si vieille amitié !”.
” Sois ironique, sardonique ou sarcastique si ça te chante… La Grande Roue tourne sans faire de ristourne à personne, que tu sois au fin fond du Canada à savoir sans le voir que le soleil est bien là, au dessus de la brume, ou que tu sois gladiateur certain de sa perte en son arène et que tu lui offres ta peau à recuire encore une fois…”.
” C’est bon , n’en rajoute pas et économise ta bave pour me finir cette histoire. Tiens ! Déguste moi d’abord cette friandise, c’est de bon coeur… Vas y tant que le couple de faucons dorment sur leur antenne GSM !”
” Et tu crois acheter mes secrets avec ces pelures de gruyère déjà racornies ?? N’est ce pas toi qui m’as enseigné que, chez les vôtres, “un tiens vaut mieux que deux tu l’auras” ?… Je veux la souris que tu m’as promis hier ! Rien de moins ! Ni espèces sonnantes et trébuchantes ni tes “feuilles en couleur” saturées d’encre de chine toxique… Le dernier qui y a goûté en a gardé un arrière goût de chtroumf… Voilà pourquoi on a déserté vos banques !
” Oui oui, ni replette ni belette et avec la plus longue des queues roses, n’est ce pas ?… Pendant qu’on y est, ses yeux, tu les voudras verts ou bleus ??… Attends, ne t’en vas pas, c’était pour rire !”
” Amène moi ma dulcinée et sans entourloupette. Même aveugle, je fais encore la différence avec une peluche… Et maintenant, enlève ton pied ou je retourne dans ma gouttière !…”
Repliant prestement mes jambes tout en lui larguant son dîner qu’il recueillit en déboulant vers son antre, mon imagination l’y précèda comme pour mieux l’y pétrir par manque d’espace.
Vu qu’aucun moyen de le faire parler n’était à portée de main, tant ma curiosité somnambule que la nécessité d’éviter ce destin proxénète m’inspirèrent un détour praticable pour pénétrer ce Fort Knox étanche à toute pénétration frontale.
Mais d’abord attendons que sourde l’ultime trait de conscience entre ces longs cils d’ébène et que ce vieillard solitaire sombre dans un profond sommeil…
Pour, d’une cinglante provocation sonore, hérisser, tel un phare surplombant Le Cap Horn, les poils de sa mémoire plissée en accordéon…
tellement facile de vitupérer :…”Garde la toi ton Histoire des Cirques à dormir debout… Une souris ! Non mais ! tu veux faire ta fine bouche ? En plus, espèce d’obsédé, y a pas assez de place pour deux dans ton trou !”…
Et comme prévu, sa réaction échappa au contrôle de son esprit retors et assoupi…
Son subconscient se cramponna à cette mémoire convoitée mieux qu’un naufragé à son radeau de fortune.
Le foisonnement conséquent de rayons gamma m’indiqua la voie de la zone à razzier, celle des saltimbanques gesticulant la peur au ventre, des acrobates défiant la pesanteur sans filet, des haut voltigeurs amoureux de chute libre… Celle des ménageries, des cages aux fauves, des clowns d’un soir marchands de farce et attrapes au matin, des mutants bannis sans aucun droit de cité…
Là, sous mon scalpel de praticien de la photophonie rayé de tous Les Ordres, une microscopique glande, repliée sur elle même derrière les barorécepteurs, vibrait sur une fréquence radio active qui n’avait plus de secret depuis belle lurette pour le “Pirate des BP ” (Bandes Passantes).
Petite ? Certes ! Quoi que bien plus puissante que l’immense antenne hébergeant les faucons !
Un rien au toucher, au mieux dodelinante.
Dans un décor “ni son ni lumière”, l’Histoire s’y offrait nue en un instantané haut en couleurs.
Cette BP, si coutumière de mes déplacements clandestins, receuille et entrepôse en lieu sûr tous faits, expériences, perceptions des évènements, toutes mémoires ou souvenirs autres qu’incolores, inodores ou indolores de l’ensemble des espèces aérobies ou anaérobies soumises au règne électrique de La Vie… Tout bruissement de feuilles entendu, toute esquisse vue des embruns s’exilant des vagues pour viser le ciel… Tout ce qui a consommé l’opportunité d’Être et de Paraître…
Grâce à ce rat, se réjouissant par anticipation dans son sommeil de ses futurs ébats avec une compagne promise mais non dûe, le volet le plus opaque de l’histoire rocambolesque des cirques allait enfin être mis sous ma ” lunette hyperthalamique” !
L’étude a débuté in vivo dans les années ‘70 à la fermeture de l’unique Institut de Recherches Sociologiques Marocain. Fallait bien trouver quelque chose pour freiner des 4 fers tout en rongeant ses brides !
C’est l’observation in situ des fêtes foraines de cette époque, nomadisant entre les principales villes, squattant souks et villages, qui a motivé la poursuite de la notation des comportements humains en situation de liberté provisoire.
Pourtant ! Racheter ce rat à son maître, sans domicile fixe depuis la mort de ces cirques, fut une tâche autrement plus ardue qu’elle ne l’aurait été au Chili ou en Argentine… L’héberger sur notre terrasse releva du défi à la gente féminine qui se considéra injustement privée de vue panoramique sur l’Océan Atlantique…
On surnommait son métier d’alors le Jeu d’ “El Haj El FAr” sans même avoir pris le soin de consulter ce pauvre rat sur son accomplissement du pélérinage.
Comble de l’esclavage, mon rat attendait dans un seau fermé la fin des pronostics tandis que l’androgyne “Ch3iba” tâtait tantôt l’arrière train des spectateurs tantôt une toute aussi molle autre partie… En préambule mercatique à une soirée torridement marquée par l’absence de toute actrice ou spectatrice.
Claustrophobe par nature, il m’avait déjà révélé ses prouesses et sa diligence à saisir les instructions et les tricheries du Maître du Jeu… ” Si j’agite trois fois le seau, c’est trente, si je cogne ensuite 3 fois, ça fait trente trois… T’as pigé ? 33 ? Quand j’ouvre le seau, tu cours rentrer dans le trou n° 33… Comme je t’ai appris… trompe toi et tu es bon pour servir de dîner au chat !…”
Alors ce rat a dû, pour sauver sa peau, apprendre d’abord les chiffres pour pouvoir ensuite tricher infailliblement. C’est donc avec la conscience tranquille qu’il avait débuté son “Apologie de la bêtise humaine” qu’il s’entêtait à ne pas vouloir finir sans contrepartie charnelle.
D’acerbe encore hier en lui lançant … ” Menteur ! comment as tu pu réussir à vivre ces évènements qui remontent à plus de 30 ans ? Impossible pour un rat !”… Vite ridicule en apprenant la duperie du vieux maître du jeu qui m’avait refilé au prix fort l’arrière petit fils du vrai acteur… Inquisiteur enfin en écoutant cette glande réciter l’histoire accumulée par les générations disparues.
Tout en grinçant des incisives sur l’ex-poupée offerte en sacrifice le jour de son transfert vers son nouveau domicile (et qui ne le quittait plus depuis), “mon” rat m’avait tout de suite avoué la supercherie …
“ C’est l’histoire de l’un de mes ancêtres ou simplement congénère.
Au cours de notre gestation, nous recevons en héritage l’ensemble de la mémoire acquise par notre espèce depuis l’origine des temps.
Vous appelez cela “l’instinct”.
Dés notre naissance, de même que nous continuons à recevoir, comme l’eau qui raconte les rochers léchés sur son passage, des signaux émanant de la rencontre de centaines de milliards de nos semblales avec l’environnement externe, nous émettons également nos propres expériences sur le blog des”Rats vivants”, notre mémoire et conscience globales où chacun(e) puise passivement les nouveaux avertissements et instructions vitales pour l’espèce…
Tu n’as jamais entendu parler de nos suicides collectifs en Mer du nord ??
Tu ne sais pas comment on fait pour quitter simultanément tout navire avant son naufrage alors que son commandant n’entend rien des ultrasons de notre frère qui crie à la voie d’eau sous le pont .
Comment donc crois tu que sans sa flûte damnée ce magicien aurait pu réussir à tous nous extirper de la cité d’Oz pour nous noyer ensuite dans le lac ??
Benêt va ! C’est pourtant du “basic instinct” ! Regarde donc l’entente harmonieuse que trahit le vol des nuées d’oiseaux ou la cohésion impénétrable de la course des meutes… Plonge et admire l’élan synchrone de millions de poissons nageant “comme un seul homme”… Guette le retour vers leur ruche attaquée de ces abeilles qui vaquaient à leur butinage un infime instant avant l’alerte sur leur Blog…
Ce qui concerne l’espèce doit être mis en lieu sûr de façon à nous dispenser d’écoles, de la lecture de bibliothèques vulnérables aux incendies et inondations et des caprices partisans d’enseignant(e)s mêlant didactique et idéologie en la plus hermétique des phraséologies.
Pour le reste, rubrique nécrologique, naissances, mariages, contentieux territoriaux, migrations,… On a le choix… Le jour, on laisse sur place nos messages et indices, odeurs et déjections… Nos frères des champs se chargent de la diffusion médiatique… La nuit, nous utilisons, à travers un traité multiséculaire, la logistique aéroportée des pilotes de moustiques pour toutes les informations confidentielles à transmettre en intraveineuse.
C’est grâce à ces réseaux que je peux, sans avoir à le vivre ou à le voir, rire du dresseur que dévoraient ses fauves dans une cage rebelle à toute intrusion salvatrice.
C’est également grâce à l’unicité de notre mémoire collective que j’ai su que c’est sa maîtresse, trompée avec l’avaleuse d’épées, qui a remplacé à son insu l’élixir de répulsion à base de phéromones de putois par de l’urine de cheval en rut. Les lions et tigres ne sentaient plus que sa chair fraîche malgré ses coups de fouet désespérés.
Et si tu veux continuer sur le registre des farces anonymes, au moment même où je te confie ces évidences ordinaires que ton genre a complétement oublié depuis la mort du Roi Salomon qui parlait aux oiseaux et écoutaient les fourmis, mes congénères fuient à toutes pattes les prémices du séïsme visant le centre ville de San Francisco tandis que d’autres prolifèrent confortablement sous Alger en se gaussant de la prochaine fuite dramatique de gaz algérien sous New York City…”
C’était là que mon rat avait délibérément choisi d’interrompre son récit.
S’opposant à mon exploration intrusive à partir de cette terrasse promise à une ascension prochaine, un halo de rayons à la verdeur de sang de sirène tentaient de dissimuler les souvenirs qui s’échappaient en saccades du point de connection du rat endormi avec cette fameuse Bande Passante qui, quant à elle, ne dormait jamais…
Faisant fi des éclats et de la magnificence des oeuvres et existences humaines, elle défilait ses archives en projetant tour à tour les témoignages des rats espionnant les mouvements des chats de Darius ou Pharaon au coeur de leurs palais, les talents oratoires d’Alexandre ou des tribuns de Rome, le dernier regard suppliant des chevaux de guerre inhumés vivants avec leur maître Scyte ou celui des femmes indous précipitées vives sur le bûcher de leur défunt mari, la fuite éperdue des rats devant des Parisien(ne)s en pleine famine ou les charettes à bras bourrées de billets de banque dans un Reich qui ne valait plus un Kopeck, le rire démoniaque des commanditaires et profiteurs de ” l’Emprunt Russe ” et les monologues monotones d’Adolf dans sa cellule austro-hongroise …
Si cette projection d’images subliminales était parfois rendue floue par la vitesse des fuites et feintes devant des chats persans suralimentés et blasés de caresses impériales, en revanche les estampilles et cartes postales placées entre chaque chapitre d’un ” Mein Kampf ” en cours de rédaction étaient suffisamment prophétiques…
Si réelles qu’elles se logeraient sans peine dans l’actualité d’un nouveau millénaire empreint de la nostalgie fasciste de “dominant(e)s” gominé(e)s et tellement en manque de “dominé(e)s” qu’ils ont fini par baisser leur masque de bienfaisance sur tous les continents pour pouvoir arracher la plus grande part du gâteau sorti du four en même temps que ce si rusé “Emprunt des US”…
Ce nouveau raid mental achevé sans indignité ni déchéance et quelque peu las de cette recherche vaine du trésor de Crésus, mes jambes m’emportèrent à travers ma terrasse vers la porte menant aux escaliers.
De toutes façons, nulle trace ne me parvient de ces Lunes ou de ces Soleils réfugiés dans les coeurs des Samuraï marocain(e)s au Québec ou en Suède… A quoi bon insister davantage ?
Hmmmm ! Mais quel parfum d’Eden soudain que voici ?
Grimpant voluptueusement les marches, sa main gauche caressant la rambarde tandis que sa droite relevait de deux doigts délicats le bas de sa djellaba turquoise, ma dulcinée me questionnait d’un regard amène et engageant…
” Mon cactus en burnous a-t-il enfin fini son escapade ? “…
” Une dernière mission ma puce… Avant d’aller nous coucher, allons d’abord nous moquer de notre chat qui cherche toujours la larme à l’oeil ces pelures de gruyère qu’il était si convaincu d’avoir dérobé à toute convoitise “…
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."
Safo Maroc
8 octobre 2008 à 18:18
Nous y voilà,mes amis!Le Gros chat”malicieux” a ,désormais, des comptes à rendre!
Rendons à Paul ce qui est à Paul !
Gare à vous le jour où les animaux auront le pouvoir de s’exprimer.Et, avant la libre expression des Humains!
Espérons que le sable fin attendra nos petites têtes et les protéger des ricanements de ceux qui ne seraient plus bêtes.
” Le plus bête des bêtes ne sera plus bête”
cachons-nous et demandons la clémence au “Tout Puissant”
La fameuse, grenouille vous donnera ,la température de l’eau au fond de la “Casserole”
si on veut garder un peu d’espoir, on criera à celui qui veut bien l’entendre:
“Peu importe la vitesse du vent, le navire arrivera à bon port s’il est bien dirigé”
Je ne dois pas oublier de tirer une révérence à notre écrivain astucieux et sage dans ses propos. la vérité et rien que la vérité!
Maha
9 octobre 2008 à 0:50
Cher Yugu, tu progresse pas mal dans la vulgarisation de ton art, maintenant il faut essayer de faire plus court! (prendre exemple sur moi quand je tronque un pseudo ;))
J’ai lu la moitié et l’autre moitié sera pour demain. Il se fait que mon lit m’attend (eh oui, les temps changent)
…les commentaires c’est pour quand j’aurais compris!
tagdite
9 octobre 2008 à 15:40
ur Arte, ma chaîne préférée (là au moins, on ne cherche pas à vendre la disponibilité d’une portion de ma cervelle déjà fort entamée à des fils de pub…), il y avait un documentaire scientifique sur l’origine (le big bang) des dinosaures ! Me sentant, par plusieurs aspects, particulièrement proche de ces sauriens géants (par exemple, le fait comme eux de n’avoir jamais possédé de téléphone mobile ou portable…etc.), j’ai décidé de tenter l’expérience de voir l’émission avec leurs yeux !
Rien d’extraordinaire à cela ! N’avez-vous jamais surpris votre chat moustachu en train de suivre son Tom Algérie à la télé ?(vous ne le savez peut-être pas, mais en Algérie comme dans tout le Maghreb, les chats arborent dès le berceau cet attribut mâle qu’est la moustache).
Notre problème, très souvent, vient du fait que nous demeurons incapables de nous mettre à la place des autres, de voir avec leurs nerfs optiques, de leur prêter nos deux oreilles, de mâcher nos logorrhées avec leurs tripes…etc.
Bref, sans aller jusqu’à pratiquer une endoscopie en règle, j’ai fait toute une série d’images sur la vision des dinosaures via le tube cathodique.
Comme vous pouvez le constater, par rapport à nos habitudes visuelles perspectivistes avec lignes de fuite et tout le tralala , leur perception du monde semble brouillée, éclatée et singulièrement déformée. Cette caractéristique semble compensée par une exacerbation drastique des couleurs !
A la lumière de ces images, on peut lever le voile sur l’un des plus grands mystères de la paléontologie post moderne et avancer l’hypothèse que cette vision déformée ou déformante des dinosaures est probablement un facteur qui éluciderait non pas leur soudaine disparition…mais bien plutôt leur passage en masse dans l’autre monde de l’écran. C’est fou ce que les dinosaures de tout poil g-rouillent dans nos télé…visions!
tagdite
9 octobre 2008 à 23:28
Blottie dans les racines du chêne
Je cherche en vain une issue
Pour me délivrer du vent qui se déchaîne
Pour me donner une autre vue.
Blottie au creux de la terre
J’attends le bateau pour la mer
Mer tourmentée, agitée, écumante
Mais mer de sécurité et réconfortante.
Sortant de ma torpeur, je vois un ciel
Un ciel étoilé et doux comme le miel
Etoile de sécurité tu m’as été envoyée
Pour que je me sente délivrée.
Chêne trônant au milieu d’un parc
Tu me demandes de déposer mes marques
Pour que tes branches soient mon secours
Pour trouver les mots d’un nouveau retour.
Chêne majestueux au milieu du parc
Déploie tes branches garnies de mots doux
Et fait de moi un nouvel arc
Pour renaître sur une terre de velours.
tagdite
tagdite
11 octobre 2008 à 16:41
Une simple prière
Pour aller dans la lumière
Une simple Mélodie
Pour réaliser les plus belles choses de la vie
Une simple promesse
Et ne plus être dans la détresse
Une simple prière
Pour un monde ou l’univers
Une douce tendresse
Pour aller te rejoindre
Une simple prière
Pour dire merci, j’en suis fière
Une douce couleur
La couleur de tes yeux
Une simple prière
Une parole un mystère
Pour ne plus vivre de misère
Une simple prière
Une simple prière
Un sourire a mes lèvres
La lumière dans mes yeux
Un chemin pour demain
Une simple prière
tagdite
yugurta
12 octobre 2008 à 10:36
Safo… Bientôt Aïd Al Adha ! L’occasion pour Les Fidèles ( de plus en plus nombreux (ses) et puissant(e)s ) de commémorer Le Sacrifice d’Abraham en nous plongeant entre les poils de cette toison qui nous servira, l’heure venue, de tapis volant vers Les Cieux… Personnellement, je prie mon mouton de me pardonner avant de le sacrifier… Le hic, c’est qu’il me regarde avec ses yeux doux en semblant me dire : “Arrête de larmoyer et renvoies vite chez moi, j’en ai marre de votre luzerne jaunâtre !…”
Tagdite !!! Du calme, tu va finir par faire fondre ces miracles de la “neurotique” embarqués dans ton coeur et ton esprit ! Rappelle moi de compiler tes oeuvres pour le prochain Prix de Pésie… Dommage que peu d’entre nous arrivent à saisir ces subtiles circonvolutions ! Merci de tant d’inspiration ! Je n’aurais bientôt plus besoin d’oxygène !
tagdite
13 octobre 2008 à 22:20
J’ai tellement mal
Mais personne ne le voit
Tellement besoin d’eux
Mais il ne sont pas là
Je me retrouve seul
A noyer mon chagrin
Seul dans ma chambre
J’ai peur du lendemain
Peur de ne plus
Avoir la force d’avancer
Peur de ne plus
Avoir envie de continuer
Je suis en manque d’affection
La tête pleine de questions
Le regard vers l’avenir
Peur de ne pas réussir ma vie
Je demande pas beaucoup
Juste un peu d’écoute
juste un peu de bonheur
juste un peu d’amitié et de soutiens de mes amies
juste trouver l’amour d’un mec
qui me fera oublier tout le reste
Qui me rendra heureuse
qui me fera oublier mes soucis
Qui fera tellement de ma vie un paradis
Que je voudrai plus quitter cette vie
Tellement besoin de soutien
Tellement besoin qu’on croit en moi
Tellement besoin qu’on sèche mes larmes
Tellement besoin qu’on me donne de l’espoir
Tellement besoin de mes amies
Mais il n’y a personne près de moi
Pour m’aider, m’écouter,me faire avancer
Je me retrouve tout seul face à mon destin
Je me retrouve seul face à se monde si noir
Dans le quel je me noie
Et j’ai bien peur de trouver personne qui me sauvera
tagdite
Perséphone
14 octobre 2008 à 19:21
J’aimerais être autant magique dans mes histoires cher sorcier. Laissez-moi prendre ce temps …..
Au plaisir!
"Personne"
14 octobre 2008 à 21:22
Il ya des choses qui ne s’expliquent pas
Ainsi va la vie,de haut en bas,de perte en fracas
Une vie hasardeuse tirées au sort
Seul s’en sortiront alors les plus fort
Qui sauront faire face à la plus douce des morts
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas
Il ne vous aime pas,il vous considére meme pas
Une vie amoureuse qualifiée de chaotique
Dont vous etes le premier role,vous la fanatique l’unique
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas
Vous n’etes qu’une pale image de vous meme
Et d’un extréme a un rien,tout leur je t aime
Aussi sincéres qu’ils puissent etre,ne vous atteignent
Vous etes le sentiment de rejet exacerbé de la vie
Vous etes le liquide avide d’un verre qui fuit
yugurta
16 octobre 2008 à 13:25
Perséphone : je vous lis pour savourer les souvenirs que je n’ai pas vécu… de Persépolis aux thermopyles… De la paix à la guerre… que d’épopées, d’histoires de cape et d’épée ! Le plaisir croît à en être partagé.
“Personne”, où donc culminera votre “modestique” puissance de nous livrer ces mots extasiques à titre anonyme… décidément, les meilleurs écrivain(e)s veulent rester incognito !
tagdite
16 octobre 2008 à 22:56
Sous ma poitrine mon coeur se tait
De nostalgie et d’espérance…
Dans le bonheur, dans la souffrance
Le mot sublime est le silence,
C’est le silence, c’est le silence,
C’est l’ivresse de l’espérance ! …
Puis-je espérer ? tu seras mienne ?
C’est un mot vain,
Je le sais bien…
Le désespoir dans l’espérance
C’est le silence, c’est le silence
Mais ceci n’est
Qu’une apparence
Interroge-le !
Est-il muet?
Ecoute-le bien
Entends-le bien
Il te dira combien je t’aime
tagdite
tagdite
16 octobre 2008 à 23:06
je suis un corps qui apprivoise les dédales des nuits,je suis corps qui dérobe les tristesses des jours,jesuis corps qui dénoue la chevelure des mers, qui renoue les cordages des étoiles,
jesuis un corps comme une mère nourricière ou une amante folle, jesuis un corps pour encenser l’ivresse,jesuisun corps pour chanter des ghazals aux funérailles,
je suis un corps pour convier la mort aux noces du bonheur, je suis un corps pour apporter l’amour aux portes de la guerre,
corps pour résilier le pacte factice de la parole,
corps comme un fleuve de lumière pour échouer tes démons, corps pour briser le ressac de l’euphorie et de la chute,
corps comme une terre d’accueil qui assermente la trace avant la débâcle, corps au delà de ce que tout poème peut dire,
un corps sans pareil qui te libère de toi-même
de ce que tu es et de ce que tu ne peux pas Être, de ce que as été et de ce que tu ne seras pas
corps qui te permet d’y croire
encore un peu
qui te permet d’exister
encore un peu.
tagdite
anonyme
18 octobre 2008 à 2:14
90% de ma vie se passe et lui dans ma tète. Par le passé, ma vie a tout le temps été très ordonnée. A présent c’est tout autre ; il se trouve que ma vie est en proie aux tourments. Un grand amour impossible qui me nargue. Tantôt il me met en colère, tantôt il me fait rire, il me perturbe. Il me blesse. Il me dérange. Il me fait perdre ma concentration. Il me fait vivre tout un tas d émotions aussi différentes les unes des autres. Mon cœur se serre. Il se brise. Il l’aime. Il le hait. Il l’idolâtre. Il lui parle en silence. Je lui caresse le visage. Je l’embrasse sur tout le corps. Il est mon seigneur et maitre. J’aurais aimé être son unique amour. Son épouse. La maman de ses enfants. Le gâter. Lui masser ses pieds. Lui embrasser ses pieds. Me donner à lui. Le respecter. Le servir. Je tremble. Je pleure.
Mon grand amour est un amour impossible. Une cicatrice que je porterai tout au long de ma vie et ce jusqu’à ma mort.
"Personne"
18 octobre 2008 à 23:19
@ anonyme:
Pourquoi tant d’histoire
Lorsque l’on broie du noir
Saigner parce qu’on l’a aimé
Car on sait que cet amour ne se fera jamais
Cet amour ne sera qu’un amour caché ou non exaucé..
Courage alors afin d’avancer..
"Personne"
18 octobre 2008 à 23:55
@ yugurta:
vous etes le maitre et je suis votre eleve,c est le secret de cette puissance,fils de Mastanabal
"Personne"
19 octobre 2008 à 0:13
on m’a dit que la vie meritait d’etre vecue
Mais on ne m’a pas dit que vivre tue
On m’a dit que l’on devait s’accrocher
mais on ne m’a pas dit qu’un jour on allait se détacher
on m’a dit que je devais croire
Mais on ne m’a pas dit que c’etait illusoire
On m’a dit que l’espoire fait vivre
mais ne m’a pas dit qu’espoir rime avec choir
on m’a appris à avancer,ne pas pleurer
mais on ne m’a pas appris la vie,la vraie
alors on continuera à me dire
et je ne cesserai de rire..
anonyme
19 octobre 2008 à 4:20
@Personne
« Pourquoi tant d’histoire ? »
Comment osez-vous appeler ceci « histoire », mon brave ! Vous poète si raffiné.
Je vous le pardonne et comprends que vous soyez encore l’élève du maitre.
Yugurta, c’est du nec plus ultra.
La situation est plutôt invraisemblable. L’homme en question est hors du commun. Un être supérieur et c’est le coup de grâce. Invraisemblable également est la situation dans laquelle se trouve ce demi-dieu. L’on arrivera l’un et l’autre à surmonter nos craintes et nos déceptions.
La vie étant ce qu’elle est. Nous deux, on continuera à la braver et lui ferons un pied de nez. C’est ce qu’elle mérite et que ça lui serve de leçon.
Perséphone
19 octobre 2008 à 23:45
Personne, Anonyme, tagdite: Je vous lis et ça fleurit dans mon âme….
Yugurta: sur vos flots, oui le plaisir croît et j’y crois.
atanane
21 octobre 2008 à 22:44
Que de plaisir de vous lire, tous!
"Personne"
22 octobre 2008 à 22:41
merci pour votre indulgence cher anonyme,mais sachez que peut etre pour vous c’est beaucoup plus qu une histoire c’est une legende,”et vous avez le droit car vous etes en connaissance de cause “,
par contre moi je me suis basé sur une idée abstraite et j ai réagi vis-à-vis de ce qui etait juste ecrit,alors si vous essayez de sortir de votre propre personne et relire votre “legende” etant un simple lecteur vous allez me comprendre .
mais cela ne m empéche pas de vous priez d exuser cette prosaïque personne sous prétexte que c est juste l’éléve du maitre
merci
"Personne"
22 octobre 2008 à 22:43
@ atanane:merci et soyez le bienvenu
imobi
1 janvier 2009 à 11:22
yo…
exellent…
kalimate
16 août 2009 à 0:13
hara kiri ou seppuku, l’embarras du choix reste moyen quand à la mort, c’est la même.
Le Pianoforte
11 novembre 2009 à 13:39
Le Pianoforte…
Megacool Blog indeed!… if anyone else has anything it would be much appreciated. Great website Enjoy!…