Réflexions actuelles
(NDLR : Lecture déconseillée aux moins de 99 ans)
A l’écart des apothéoses sanguinaires fuse sous une cascade un rire cristallin.
Assise sur un pouf entre chebaqiya, dattes du Tafilalet, sfouf et mhancha, la Gourou en cagoule renaît sibylline.
De ses ébats intimes dans l’ombre irisée de ce même saule pleureur, les souvenirs d’antan ressurgissent sur ses lèvres à la vue de deux enfants…
Ses bébés de louve solitaire.
Elle leur apprit bien vite à savourer l’eau pure vous curant les dents, la langue et le palais d’un jet vertical.
Ils apprirent d’eux mêmes ensuite, oreilles en guise de chaise électrique, à rire de leur laisse les yeux clôs et le coeur en liesse.
D’un geste leste et langoureux, elle désattacha d’un pan de son voile un minuscule manuscrit qu’elle déplia avec cérémonie.
Succulentes ces réminiscences de billets doux, découpés autrefois d’un grimoire interdit, elles détenaient encore le pouvoir lascif d’effacer au fin fond de son coeur jusqu’aux cicatrices les plus imputrescibles.
Ressuscité par un soupir, le parchemin respirait encore la trace de son passage par la fissure entre les deux cellules.
Il s’en dégageait une fragrance d’antimoine relevée de lichen souffré.
Son auteur, “Jabha“, son amour de louve, gisait à présent sous ses pieds, jouissant avec elle de cette ombre perpétuellement complice.
Dés les premiers sons, le soupir sans gravité expira en sourire …
يـا أمة ربـت مجاهلهـا حتى أضـحــى الجـهـــل مـرتــع أهلهــــا
جهـل واستجهـــال أم جهـل بجـهـــل الأمـــور وجـهــالتــهـــــا
جهـلاؤهـا أسيـاد بجهلهـــم لجـهـالــة أبـي جهــل ووعيدهــــا
فيا جاهل لا تجهل بتجاهلهم فلا جهل دون تجهيـل واستجهــال
جهـل النفس وجهـل الروح وبجهل الأخلاق والأعراف يغدوها
غناهم جهلنـا بغنائـم جهلنـا وغنيمتهــم تجهـيلنــا وتجـاهلنــا
أيـــن جهــالــة أبـي جهـــل مـن جهلنــا وجهالــة الجـاهـليــن
فيا أبناء جهل وأمهات جميل تقـووا بجهلنــا وتجـهيـل أبنائنــا
علـيكــم وزر كـــل جــاهــل جـهــول بجـهــالـتـكــم لـجهـلـنـــا
فيــا مستـجهـلينــا أعـتقــوا جـهـلاءنــا مـن جهلـهـم لتجاهلنا
” ….. Si seulement tu n’avais pas été aussi perspicace …
Te souviens tu de ces manifestants défilant à travers Chichawa sous les cris de “Chnawa Jnawa” alors que les Huns d’alors cherchaient toujours à traduire le mot “Eurêka” ?
La populace se plaignait de l’importation de moutons chinois à 500 dhs la tête.
Nous nous y étions réfugiés aprés notre évasion du fourgon cellulaire qui nous transférait vers un pénitencier de Trés Haute Sécurité.
C’est la seule fois, Jabha, où j’ai eu peur de toi.
Ta bestialité fulgurante où les chaînes se muèrent en garots impitoyables de matons encore en train de se remonter les bretelles.
Un instant, je vis en toi un fragment d’abomination… Aussi vite me jeta-je telle une catapulte sur tes lèvres pour les essuyer.
Enfin Libres ?
Noyées dans la fumée soporifique de chawayates aussi prolifiques que la sonde gemini, les foules refluèrent sans violence.
Les seuls à transgresser le couvre feu furent un viking myope éjecté de nulle part en compagnie d’un aborigène d’Australie.
Ce dernier, saisi soudain d’un accés de combustion spontanée, dérida la nuit d’un feu d’artifice opportun à la passion qui scandait notre mezzanine.
Demeuré seul au milieu de l’avenue, le scandinave se révéla un maestro d’harmonica.
Sa magie quasi aveugle attira hors de sa niche intemporelle un gorak amateur de mangouste .
Dans une ambiance d’automne indien, ils invoquèrent Odin le temps que le Chawaï peaufine leur barbecue tranché dans le vif.
Qu’ils s’en allèrent ensuite digérer, débonnaires, sous les gendarmes de faction sur le pont.
Mais qui donc surgissait du néant en lieu et place du messager Thor ?
Précédé dans nos narines par la brusque pestilence d’un cigare cubain, le spectre d’Onassis fuyait les deux frères Kennedy sous notre nez .
L’armateur grec hurlait :” Elle m’a trompé aussi. C’est elle qui a exigé vos têtes en dot…”
Comme quoi, Jabha, la chicha de Chichawa soudoie même les gnawa chiwawa.“
….
Miroitant d’un cosmos de diamants d’eau, les enfants revenaient de la cascade en courant sur la mousse généreuse.
S’ébrouant en riant de l’air béat de leur mère, ils semèrent leurs perles de vie sur la tombe de leur père.
AU NOM DE DIEU
Au nom de la VIE
PS : RAMADAN MOUBARAQ QARIM.
En ce mois sacré de piété et pénitence, DIEU veuille rétribuer ses fidèles en quiétude et plénitude.
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."
waaayli
8 septembre 2008 à 15:22
il m’a fallu couler dans ton abysse afin d’en sonder la profondeur… j’ai usé de tout le poids de mon corps… plutôt fluet, celui de mon esprit piégé dans des circonvolutions inextansibles et même celui de mon coeur… j’ai plus confiance en celui-ci… pourtant par la légerté de tes mots je me suis retrouvée flottante m’éloignant de tes sens, mon poids de plume soulevé par ta visée…
caftan rose
8 septembre 2008 à 19:20
(Assise sur un pouf entre chebaqiya, dattes du Tafilalet, sfouf et mhancha, la Gourou en cagoule renaît sibylline.)
Elle est de quelle couleur la cagoule du bourreau… euh “de la Gourou” assise sur un pouf au milieu de toutes ces victuailles. Mise en garde: attention à petite panse.
“Jabha”, est-ce un personnage réel ou mythique ?
Qui est l’auteur de ce poème qui traite de “Al Jahle” ?
“.. Si seulement tu n’avais pas été aussi perspicace …”
Perspicacité, intelligence, clairvoyance, lucidité…, vaut mieux de temps en temps se reposer les méninges et faire du vide… JOUER à l’INNOCENT…
“Demeuré seul au milieu de l’avenue, le scandinave se révéla un maestro d’harmonica.”
Le masculin cité au féminin et inversement. Intéressante l’approche. Et des scandinaves arabo-musulmanes…
Ramadane Moubarake à toi aussi
caftan rose
8 septembre 2008 à 21:43
“S’ébrouant en riant de l’air béat de leur mère, ils semèrent leurs perles de vie sur la tombe de leur père.”
Llah ynajih
yugurta
9 septembre 2008 à 0:21
First of all, encore merci de votre visite inspirée et de ces coms non muselés mais si fuselés.
@ Waaayli :
Fallait bien que quelqu’un d’assez téméraire se porte volontaire pour rompre le sort et briser le joug de la petite sirène qui affectionne tant les plages désertes.
Fallait bien un autre épisode à “Prison break”…
Pour connaître la suite de la série “Web Serial killers”, épiez les faits et gestes du ” Mystère Fhamator “.
@ Caftan rose :
tack so mycket pour tes voeux.
(A traduire dés ton arrivée à Arlanda incha Allah).
Une de plus là bas, cela leur fera chaud au coeur.
Ce poème est une création purement marocaine et contemporaine.
Son auteur existe en chair et en os, quoique plus pour longtemps s’il continue sur ce registre.
Têtu ou fou furieux, il a quand même fait évader la gourou en cagoule rose granit qui avait été condamnée pour recel de faux diam’s.
A bientôt peut être.
Maestro Amadeus
9 septembre 2008 à 22:09
@Yugurta:
Mlle ou Mme?
Deviné après le bouquet de fleur dédié par Dsmabulle!
J’ai suivi, j’ai suivi, et je me suis retrouvé avec un harmonica ds la main! Je t’ai inspiré klk chose moi?
La tof, est-ce une Mdemma?
La prochaine fois je viendrai avec une loupe et un dictionnaire 3000 pages pr mieux comprendre tes histoires
Ton poème ne ressemle pas aux fables de la fontaine?
J’ai goûté enfin au pot de yaourt que tu es
yugurta
10 septembre 2008 à 0:15
2 Maestro of harmony :
Please…
Dis à ton gorak, repu pour l’instant, de se brosser les épées qui lui servent 2 dents avant de t’embrasser…
Sous ce pont où il risque, une fois affamé, de te confondre avec les gnous rances embaumés dans les parchemineuses fables de la fontaine qui me sert de poste de guet.
Hors de sa niche, le félin fantôme semble apprécier ta maestria sans strass… ou la myopie qui soulage le maître de ses migraines et le prépare à son insu à un banquet certain.
Lis cette dédicace à ton panache, tu y as un yogurt à ton goût…. pour le moins exotique ! (G bien dit exo et non éro).
Et merci pour ta visite si inspiratrice.
L’aura de l’impératrice t’a semble-t-il enveloppé durant votre interview.
NB : N’oublie pas de nourrir la chatte à côté de toi…
Maestro Amadeus
11 septembre 2008 à 13:43
Comment t’a pigé que j’ai une myopie?
Halleluya
Avec un accent meknassi: Asheddani nhder!
yugurta
12 septembre 2008 à 0:20
Maestro.
Jette ton 3ème oeil (de cyclope savant) sur le 4ème qualificatif de l’impératrice, U’ll understand.
A+
Maestro Amadeus
13 septembre 2008 à 22:28
@Yugurta:
Quel plaisir de tchatcher avec toi sauf que je ne me masturbe nullement la matière grise hihi
Tu me rappelle un logiciel de système de télésurveillance, que mon camarade a nommé “3ème oeil”! Un logo avec du rouge et du bleu sauf que j’aurai préféré du gris et du bleu pr que ça soit plus 007!
Bon week
farah
15 septembre 2008 à 16:19
dis donc quel style!
permets moi cher yugurta d’applaudir et de me plier devant une telle aptitude à percer le rêve à coup de mots!
yugurta
17 septembre 2008 à 13:26
Farah, voyons ! Tu m’as fait rougir !
waaayli
17 septembre 2008 à 15:52
dis donc yug, tu te plaîs à pâmer les demoiselles au point d’oublier d’écrire à nouveau?
j’attends!
yugurta
18 septembre 2008 à 0:28
“… Au clair de “la Lune”
Mon Ami Pierrot
Prête moi ta plume
Pour écrire un mot
Ma chandelle est morte
Je n’ai plus de Feu
Ouvre moi Ta Porte
Pour l’Amour de DIEU”…
tagdite
18 septembre 2008 à 21:38
je suis le sultan de l Amour
et un verre de vin me suffit
pour me couronner
le régiment de mes soupirs
pourrait à lui seul remplacer
toute armee au souffle de feu du dragon
l alcove qui le mieux mon Amour
te conviendrait serait garnie
d’ une couche de roses
quand à moi , un sommier et un oreiller
sculptés dans le roc me suffiront
Mon Amour remplis de vin une coupe d or
dans ta main pour en boire
dans la roseraie
quand à moi , pour gouter du sang de mon coeur
le gobelet de tes yeux A lui seul me suffit
tagdite qui est fiere de son yugurta
yugurta
18 septembre 2008 à 22:59
“TAGDITE OU EL TAJDID”
Flamme d’un cristal feu follet
étincellante de sa rescousse
experte en fins & couscous
quand tu me secousses
je vole sur la mousse
comme un gringalet
De merci se suffira t-il ?
Mais qui donc oserait ?
7
Poésie d’une Autre
surprise à glisser
sur Futur Lissé
de soie d’apôtre
Nous dit en choeur
” Love 4 Ever & Heaven 4 All”