Plonger en les réminiscences de batailles antiques au beau milieu d’un champ de fleurs de safran.

Brasser un univers de souvenirs en embrassant goulûment la terre.

Guetter l’éclosion de mémoires d’outre tombe en humant des senteurs à venir.

Butiner le nectar des âmes perdues le temps que le fil du cerf volant se métamorphose en élastique.

Contourner le quitus de celui qui priva la voix de l’oie de tout écho.

Enfin… S’adjuger poliment la divination des noms et pouvoir mettre un visage sur chaque épice.

Afin de déguster des cités entières et leur histoire en chaque larme de miel.

Faucher les ambitions révolues en un geste que l’esprit façonne en boomerang…

Pour retrouver le moment venu la voie du retour sans l’aide des fourmis à sélémone…

Vers Notre Face où “se nourrir” se conjugue avec “pourrir”.

Revêche à cette intrusion, une brume à trancher au cimeterre recouvre rapidement ce champ de fertilité.

” Sans sésame, pénétrer plus avant ruinera ta raison… ” me souffle t-elle gentiment de son air incorruptible.

Fusant d’entre ces moissons, l’esprit de K se joignit à la brume pour me rappeler à l’ORDRE.

Dans un raid hélicoïdal, mon Ange Gardienne m’attela à un scorpion aîlé heureusement cannibale.

Malicieuse et fidèle, cette milicienne féodale nous entraîna vers les territoires de “Mad Max”, des Triades et Yakuza.

On survolait ”La Taverne des 44 Odeurs” quand elle nous largua au dessus de “Chez Ali”…

Comme de vulgaires bagnards de Barbarie…

Mais qui s’en plaindrait ?

Même si toute une vie de stop m’attend pour rentrer.

Même si tout au long de cette errance, l’ignorance se vengera lentement.

Jusqu’à ne plus comprendre le sens des mots autres que “water closed”.

L’imbélice finit heureux et le bonheur peut s’agraffer son sourire mielleux.

Une fleur éphémère l’a enterré sous coloquintes, orchidées et lotus noire…

Tel un spectre nécrophage blotti sous ses propres victimes.

Bon appêtit les vers !

There is not so much to disgust …