Réflexions actuelles
…” Par tous les mirages qui occultent ce lieu humide… Par les 77 Sages Numides… je Te tiens ! ”
Prenant soin de ne point glisser sur sa barbe, “L’Enchanteur” touche au but.
Tandis qu’une chaleur torride étouffe la salle antédiluvienne à 10 000 mètres sous la glace, l’Inter Pôles sue sous une Pleine Lune maussade.
Pierre philosophale… Elixir de jouvence… Saint Grâal ?
Parfait philtre d’ubiquité… Ou nouvelle iniquité ?
Avachi sur sa couche de varech, un varan odysséen digère sans fougue son suif de mammouth boucané.
Partout entre les stalagmites, manuscrits, parchemins, potions et artefacts hétéroclites défient inertie et gravité en “prémunitions” impérissables.
Dans cette senteur d’urine de salamandre si chère à son compagnon saurien, “Le Croûlant redouté” triture, malaxe et touille avec frénésie.
L’atmosphère devient si nauséabonde que l’ex filtration s’impose…
Sortilège ou technologie aztèque générique, les rayons d’un Soleil Antique illuminent leur piège sans espoir de fuite.
Les incantations emplissent la faille de cristal…
…” En Fin, Tout recommencera… A Babel tour s’élèvera… Oeil de cyclope et poil de Samson, foie de sarrasin et sabot de Bâal… Un zeste des reliques de Midas… De la salive d’Hercule… Et L’AMOUR rejaillira…”
Envoûté par les volutes de cette gastronomie fumigène, le repli s’avère vite harassant…
Mais qui oserait s’attarder dans une telle cheminée ?
…” Limon du Loess, boue des Lochs, stuc de l’Atlas et feu des Fjords…” …”Temps banni…”
Hanté par ses élucubrations “hammamesques”, Le Mage ne remarque même pas la voûte fondre sans raison vers Lui.
Remontée en vrille, une carotte est l’unique rescapée du forage scientifique.
A l’abri des regards, savourons un Chili con carne en observant ces foreurs de Pôle lui faire livrer ses lointains secrets…
Car, quand Le Soleil se lèvera , les vents couvriront la pampa de notoires Organismes Vivants Non Identifiés…
Dont SEULE la Biosphère garde encore en mémoire les tragiques exploits.
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."
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