Réflexions actuelles
Il est communément établi, en matière de commerce international, qu’outre l’impératif de liberté de circulation maritime, le coût des phases successives du transport (préacheminement, acheminement et post acheminement) intervient à hauteur minimale de 30% dans le prix final au consommateur.
L’autosubsistance annule la dimension transport et son coût.
Un autre niveau de prospective ne peut ignorer ni les coûts cachés de cette liberté de navigation ni les risques de pandémies dans les zones de production extensive des denrées alimentaires (cf. grippe aviaire et Cie).
Enfin, il s’agit de souligner l’étroite dépendance entre disponibilités énergétiques et capacité de production agricole.
Privilégier les grandes surfaces impose la mécanisation de l’exploitation tandis que des surfaces à taille humaine peuvent être exploitées à la sueur du front et avec de l’huile de coude.
Actuellement, on constate l’impact de la hausse des cours du brut sur le prix des produits agricoles.
Que se passerait-il en cas de pénurie d’énergie ?
Toute la chaîne risque de se bloquer et même les stocks stratégiques redécouvriraient leur vocation périssable sans la chaîne du froid.
Casser ce lien de dépendance entre énergie fossile et alimentation revient à produire et à consommer sur place.
La ponction sur les ressources hydriques n’en sera que plus légère car atomisée, au lieu de se concentrer sur des zones désormais en situation de stress hydrique.
L’Histoire de l’évolution des groupes humains, notamment dans les économies de guerre, démontre l’extrême élasticité des comportements individuels en vertu du credo selon lequel “nécessité fait loi”.
Dans notre pays, il suffit de s’interroger sur le pourquoi du maintien par les communautés amazighophone et arabophone de liens étroits avec leur racine rurale pour comprendre que le monde urbain, à ce jour, ne leur inspire aucun sentiment de sécurité et de pérennité.
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."
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