Conseil averti à ceux et celles qui ignorent encore l’adage ” mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès ” : essayez d’abord de régler vos litiges et contentieux à l’amiable.

Il est en effet plus évident de choisir soi même un arbitre que de confier son sort “au petit bonheur la chance” à un système judiciaire pour le moins aveugle qui, même si vous avez l’extrême patience et intelligence d’en dêmeler les noeuds et d’en déjouer les pièges, ne vous donne aucune garantie de pouvoir réellement exécuter les causes du jugement prononcé en votre faveur. Les juges et assesseurs sont appelés quotidiennement à trancher dans des domaines de compétence qui leur échappent.

Déléguer la compréhension de différends économiques aux experts comptables a eu des conséquences incalculables.

Des pans entiers de l’économie marocaine s’écroulent du fait, notamment, de la fuite “légale” des débiteurs vers les procédures de redressement et de liquidation judiciaires, avec l’assentiment des juges qui feignent d’ignorer les conséquences sur des créanciers eux mêmes en difficulté.

Ainsi, les SARL, qui constituent l’essentiel des PME, sont phagocytées par les S.A et fauchées dans “la fleur de l’âge” par ce type de procédures auxquelles, paradoxalement, elles n’ont pas droit.

Ailleurs, on peut assister à des sketches gratuits dans des salles d’audience bondées des Tribunaux de Famille où des juges divorcés se chargent de divorcer les gens sans leur dire que l’essentiel des fléaux qui minent nos communautés et remplissent nos pénitenciers sont le fait des “enfants du divorce”.

Dans notre franc parler, ne dit on pas que “li dar rasou fenoukhala inekbouh djaj” ?

Aujourd’hui encore, nos Parquets ressemblent à des poulaillers tandis que bon nombre d’avocat(e)s ont choisi de n’être que des animateur(trice)s de MESSES BASSES et de BASSES COURS.