Ouf, ce n’était qu’un cauchemar !

Tout va bien dans le meilleur des mondes, je suis toujours au Maroc !

C’est que mon sommeil de bébé a été, une fois n’est pas coutume, hanté par un curieux songe.

J’y étais Directeur Commercial en Afrique Noire, responsable du lancement et du développement des services téléphonie et internet de Wana.

Zoulous, Peuls, Masaïs, Hutus, Pygmés, Tutsies,… Tous et toutes ont eu droit à un argumentaire taillé sur mesure pour leur refiler le bébé avec l’eau du bain (avec un Post Scriptum : A consommer sans modération).

Réaction unanime : “Ma bayn walou a bwana, moi wanna partir chez les blancs !”

J’ai insisté autant que la température du bouillon le permettait mais, avant même d’être cru, j’étais cuit !

Aucun abonnement vendu, et pour cause, tous mes prospects prétendent passer leurs messages plus vite par liane ou par tam tam, voire avec des signaux de fumée…

Le présumé coupable de ce sommeil agité est le dernier exemplaire du “Journal” incendiant les “MAJIDI Boys” pour le gouffre financier de leur grandiose projet de téléphonie “WANA”.

A ces messieurs de la PRESSE, je dis avec déférence : “Vous vous pressez tellement de leur tomber sur la tartine que je me demande si vous ne les avez pas en travers de la prostate”.

Si seulement vous saviez toute la vérité, vous auriez écrit à vos lecteur(trice)s que le PDG a été viré pour avoir refusé la reconversion de WANA lorsqu’il était encore temps.

Quel culot de prétendre être plus avisé et pertinent que ces supercraks qui se bronzent la pilule 300 jours par an, juste pour mieux réfléchir.

D’ailleurs, c’est sur le sable fin et doré d’une plage sur l’Île Maurice que le Top Staff de SIGER aurait déduit l’urgence de retourner au Maroc rectifier le tir en transformant Wana en réseau de radioweb supportant les services de téléphonie et d’internet avec une couverture de 100 % des territoires terrestres et maritimes…

Les marins pêcheurs allaient avoir droit au web à bord de leur bateau, les bergers allaient se connecter au sommet des montagnes, chaque chameau allait avoir son portable intégré à haut débit…

L’EXTRA WANA aurait été un modèle d’intégration du Royaume et nos devises seraient restées à la maison.

Ces magiciens des affaires étaient allés plus loin dans le brainstorming au point qu’ils auraient déclenché un ouragan sur l’Océan Indien juste par leur force d’esprit conjuguée.

Leur expérience du redressement d’entreprises en difficulté leur aurait donné l’idée d’entrer dans le capital (dérisoire) des SARL marocaines opérant dans les NTIC, surtout celles qui existent, contre vents et marées, depuis 1996, qui exploitent des portails courtisés par Google et qui détiennent les noms de domaines “.net” du Maroc et de grandes villes comme Agadir.

Grâce à WANA, ces minuscules start up allaient enfin pouvoir se dire : I wanna be…

Mais il est temps de se réveiller pour de bon.

Ce n’est pas demain que nous deviendrons enfin indépendants des satellites que nous n’avons pas et des fibres optiques que les autres viennent fabriquer “chez nous”.

Quelle qualificatif choisir pour cette PRESSE qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et qui feint d’ignorer que le téléphone et l’internet peuvent fonctionner en 12 volts grâce à des panneaux et à des batteries photovoltaïques ?

A ma connaissance, seul l’aveugle peut prétendre ne pas voir le SOLEIL !