Réflexions actuelles
Depuis l’avènement de la Communauté des Nations Nord Africaines en 2066, aucun incendie volontaire, pas trace d’un seul accident, normal, les gens s’aiment.
Les compagnies d’assurance qui ont survécu à l’explosion des “risques atomiques” se sont regroupées en un unique consortium chargé de la couverture des artisans, flottes de pêche, caravanes de chameaux et mineurs au fond de leurs galeries. On a bien essayé de diversifier le portefeuille en lançant de nouveaux produits, genre couverture du risque conjugual, mais il y a belle lurette que les gens n’ont plus besoin de contrat pour copuler.
Afin de partager les charges fixes, les compagnies ont fusionné et assurent désormais les risques pour le compte d’un seul client, la CONANA.
Un seul numéro de police pour un arrêté des risques interminable, quoique plus concis que celui de la CONASE (Communauté des Nations Sud Européennes).
Normal, cette dernière n’a toujours pas fini son redressement après la faillite de l’ancienne Communauté pour cause de contamination radioactive du Nord, du Centre et de l’Est du Vieux continent.
Game Over pour la Russie blanche, l’Ukraine, la Georgie, les Pays Baltes, Scandinaves, Slaves, Abkhazie et Cie.
On attendra encore 150 ans avant de patiner sur la surface vitrifiée de la Mer d’Aralsk.
Aprés bien des palabres et vu que cette satanée moustique résiste toujours aussi gaiement à la Science, les penseurs en assurance ont renoncé à la couverture des risques “malaria” et “paludisme”.
De toutes façons, il n’y a pratiquement plus personne à couvrir dans les zones où le taux d’humidité dépasse désormais les 90% !
La réforme du secteur des assurances s’est imposée d’elle même lorsque les Major Companies ont triplé leurs primes pour cause d’inflammation orientale.
On ne peut pas, en même temps, prétendre mettre à feu et à sang l’Abyssinie, la Mésopotamie et l’Empire Perse et continuer comme si de rien n’était, surtout quand on a l’extrême naïveté d’oublier la direction et la force des vents.
Mais les assureurs de l’époque avaient, semble-t-il, oublié que celui ” qui sème le vent, récolte la tempête”.
" Merci d'être là où "Science sans conscience n'est que ruine de l'Âme".
Chapeau bien bas aux nobles mécènes qui soutiennent ce Blog et à Nabil en particulier. Je lui dédie ces primeurs, dégurgitées alors que je bronzais nu sur une plage, rassurez vous, déserte."
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